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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace l'Iran de frapper "très fort" jeudi soir, les États-Unis s'exposent "à un bourbier sans fin", avertit Téhéran

Donald Trump a juré jeudi de frapper "très fort" l'Iran dans la soirée et menacé d'une prise de contrôle de ses sites pétroliers, après de nouvelles frappes des deux camps dans la nuit, Téhéran jugeant désormais "pratiquement dénué de sens" le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

Donald Trump à Palm Beach (Floride), le 2 mai 2026

Crédit : Jim WATSON / AFP

AFP & Juliette Vignaud

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De nouvelles menaces. Donald Trump a affirmé qu'il allait frapper l'Iran "très fort" ce jeudi 11 juin au soir, malgré le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril entre les deux pays. Le président des États-Unis a également dit qu'ils allaient bientôt s'emparer des sites pétroliers iraniens, dont l'île de Kharg, son principal terminal pétrolier. 

"Les États-Unis vont frapper l'Iran (...) TRES FORT ce soir", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. "Dans un avenir assez proche, nous prendrons l'île de Kharg, ainsi que d'autres infrastructure pétrolières, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz", a-t-il ajouté. 

Près de 40 annonces d'accord imminent par Trump

Des sommations qui interviennent alors même qu'il avait promis mardi un accord imminent avec son rival - pour la 38e fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient selon un décompte de CNN. Il avait finalement fait volte face le lendemain. "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", s'était emporté devant la presse le président américain. 

Le commandement américain pour la région (Centcom) a aussi annoncé jeudi avoir neutralisé au large d'Oman un nouveau pétrolier tentant de passer outre son blocus. La salle des machines a pris feu et l'équipage a été évacué.  Les États-Unis et l'Iran s'étaient déjà mutuellement attaqués dans la nuit de mardi à mercredi. 

À écouter aussi

Le conflit a repris dimanche quand l'Iran a lancé des missiles sur Israël en représailles à des frappes sur Beyrouth, pour la première fois depuis le début de la fragile trêve. Téhéran, parrain du Hezbollah libanais, insiste pour que tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient inclut le Liban, tandis que Washington voudrait traiter ce dossier séparément. Israël avait riposté aux missiles iraniens, puis les deux ennemis ont l'un après l'autre annoncé suspendre les hostilités, comme réclamé par Donald Trump. 

"Un bourbier sans fin"

Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur de Téhéran et président du Parlement iranien, a averti jeudi que les Etats-Unis s'exposaient à un "bourbier sans fin" après les menaces de Donald Trump de frapper "très fort" le pays.

"Des stratégies inadaptées et des décisions impulsives vont tout faire basculer pour le pire, détruire les infrastructures énergétiques, faire exploser les marchés et vous plonger dans un bourbier sans fin dont vous ne pourrez vous sortir pendant des années", a-t-il écrit sur le réseau social X, en ajoutant: "Vous allez découvrir un Iran différent".

Cette aggravation de la situation dans le Golfe maintient les cours du pétrole à un niveau élevé. Jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, évoluait autour de 92 dollars, contre 70 dollars avant la guerre.

Le conflit avait repris dimanche quand l'Iran a lancé des missiles sur Israël, pour la première fois depuis le début de la fragile trêve, en représailles à des frappes israéliennes sur Beyrouth. Téhéran, parrain du Hezbollah libanais, insiste pour que tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient inclut le Liban, dont Washington voudrait traiter le sort à part. Israël avait riposté aux missiles iraniens, avant que les deux ennemis n'annoncent suspendre les hostilités, comme réclamé par Donald Trump.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Ses opérations ont tué plus de 3.600 personnes, principalement dans le sud du pays où son armée occupe désormais une partie du territoire.

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