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Nicolas Hulot a déposé plainte en diffamation contre le magazine "Ebdo"

Le 9 février, l'hebdomadaire avait publié une enquête faisant état d'une plainte pour viol contre le ministre et d'accusations de harcèlement sexuel.

Nicolas Hulot, le 30 novembre 2017
Nicolas Hulot, le 30 novembre 2017
Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP
Félix Roudaut & AFP

Nicolas Hulot a mis ses menaces à exécution. Trois semaines après avoir annoncé sa volonté de porter plainte en diffamation contre le magazine Ebdo, le ministre de la Transition écologique et solidaire a saisi la justice, a-t-on appris mardi 6 mars de sources proches du dossier. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée vendredi 2 mars et vise le magazine et les auteurs de l'article mettant en cause le ministre pour des faits de viols et de harcèlement sexuel.

Dans un article du 9 février, qui a suscité la polémique, les journalistes Anne Jouan et Laurent Valdiguié avaient fait état d'une plainte pour viol contre l'ex-animateur, déposée en 2008 en Bretagne et classée sans suite, et d'une rumeur de harcèlement sexuel à l'encontre d'une ancienne collaboratrice de l'ex-Fondation Hulot. Le ministre avait devancé la publication de l'article, démentant le 8 février sur BFMTV tout comportement inapproprié et dénonçant des rumeurs "ignominieuses".

"Tempête médiatique"

Quelques jours plus tard, il avait indiqué, par l'intermédiaire de ses avocats Jacqueline Laffont et Alain Jakubowicz, qu'il comptait porter plainte contre Ebdo. L'ancien journaliste avait en revanche reconnu l'existence de la plainte pour viol déposée en 2008 par la petite-fille d'un homme politique célèbre concernant des allégations remontant à 1997. L'auteure de cette plainte n'était pas identifiée dans Ebdo, mais il s'agit de Pascale Mitterrand, petite-fille de l'ancien président et fille de Gilbert, qui avait dénoncé le lendemain, par l'intermédiaire de son avocat, une "tempête médiatique".

Dans une lettre adressée le 30 octobre 2008 à Nicolas Hulot, dont l'AFP a obtenu copie, le procureur de Saint-Malo indiquait que les faits dénoncés par Pascale Mitterrand, "qui en tout état de cause n'apparaissent pas établis, font l'objet ce jour d'un classement sans suite en raison de la prescription intervenue".

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Quant à l'ancienne collaboratrice de la Fondation Hulot, cette dernière a elle-même démenti "toutes les rumeurs" la concernant. Critiqué pour son enquête, en particulier par un abondant courrier de ses lecteurs, Ebdo avait défendu la semaine suivante son choix de la publier.

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