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Hulot, Darmanin : Macron met en garde contre une "République du soupçon"

Dans un entretien accordé à l'Association de la presse présidentielle, le chef de l'État a réagi aux affaires visant Nicolas Hulot et Gérald Darmanin.

Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse en 2018
Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse en 2018 Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
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Eléanor Douet
et AFP

En quelques semaines, deux membres du gouvernement, Gérald Darmanin et Nicolas Hulot, ont été accusés d'agressions sexuelles. Mardi 13 février, Emmanuel Macron a mis en garde contre une "forme de République du soupçon", lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle.

Si des plaintes classées sans suite peuvent "conduire à écarter ou faire sortir du gouvernement" un ministre ou à l'empêcher d'exercer, "cela devient une forme de République du soupçon où tout se vaut", a dit le chef de l'État. 


Le président a expliqué n'avoir pas eu connaissance de l'existence de la plainte qui avait été déposée contre Nicolas Hulot lorsqu'il l'a fait entrer au gouvernement. "Bien évidemment non car ce n'est pas une question que j'ai posée. Après, j'ai été informé par Nicolas Hulot", a-t-il détaillé, tout en assurant que "ce n'est pas inscrit au casier judiciaire"

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Des "règles de bon sens" pour nommer ses minitres

Concernant le recrutement de ses ministres, Emmanuel Macron a assuré qu'il était logique de ne pas demander aux prochains membres de son gouvernement : "Est-ce que quelqu'un a déjà porté plainte contre vous ?". Selon le président, "cela n'existe dans aucune démocratie au monde".

Emmanuel Macron estime qu'"il faut collectivement qu'on se méfie" mais assure avoir "appliqué des règles de bon sens quand j'ai nommé des ministres". "Je me suis assuré qu'ils étaient en règle avec l'administration fiscale et qu'il n'y avait pas d'éléments de vulnérabilité au regard des règles de droit", détaille Emmanuel Macron. 

La presse ne devrait pas "détruire ceux qui exercent le pouvoir"

"Je ne souhaite pas que cela aille plus loin. On rentrerait dans une drôle de société" si les responsables politiques pouvaient être constamment mis en cause "pour des choses jugées". Emmanuel Macron a souligné qu'à ses yeux, le but des contre-pouvoirs comme la presse ne devait pas être de "détruire ceux qui exercent le pouvoir".  


Gérarld Darmanin, ministre des Comptes publics est visé par une plainte pour viol, tandis que Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, est mis en cause dans une affaire de violences sexuelles.

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Dans un entretien accordé à l'Association de la presse présidentielle, le chef de l'État a réagi aux affaires visant Nicolas Hulot et Gérald Darmanin.
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2018-02-13 22:35:00
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