2 min de lecture Élections municipales à Paris

Municipales à Paris : Griveaux égratigne Dati et Hidalgo "manifestement complices"

Dans un entretien au "Parisien", le candidat La République En Marche estime que Rachida Dati et Anne Hidalgo "préservent le statu quo (...) pour enfermer les Parisiens dans l'affrontement gauche-droite qui les a tant servies".

Benjamin Griveaux lors de son premier meeting de campagne pour les élections municipales à Paris le 18 juillet 2019
Benjamin Griveaux lors de son premier meeting de campagne pour les élections municipales à Paris le 18 juillet 2019 Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Le premier tour des élections municipales aura lieu dans trois mois. En attendant, la campagne fait rage dans la capitale entre trois candidats : Benjamin Griveaux, investi par La République En Marche, Anne Hidalgo, maire sortante qui n'a toujours pas officiellement déclarée sa candidature et Rachida Dati, candidate Les Républicains.

L'ancien porte-parole du gouvernement n'hésite pas à sonner la charge contre ses adversaires politiques. Rachida Dati et Anne Hidalgo "sont manifestement complices" pour "préserver le statu quo, estime-t-il dans entretien au Parisien. Elles ont besoin l'une de l'autre pour enfermer les Parisiens dans l'affrontement gauche-droite qui les a tant servies".

Et selon Benjamin Griveaux, c'est justement ce dont "les Parisiens n'en veulent plus. Les Parisiens veulent une nouvelle équipe et un nouveau maire". Le candidat n'oublie pas d'adresser un tacle à un autre candidat, Cédric Villani : il "s'éloigne de plus en plus de La République En Marche. C'est notamment le cas lorsqu'il propose un référendum sur les retraites". 

Service minimum et automatisation des lignes

Concernant la réforme des retraites et les grèves des transports, Benjamin Griveaux veut "accélérer l’automatisation des lignes de métro et assurer le service même en cas de grève". "Aujourd’hui, seules les lignes 1 et 14 sont automatisées. Vous avez aussi 250 chauffeurs employés par la Ville de Paris, utilisés par les élus et quelques fonctionnaires. En période de grève, ils peuvent être mis au service de la population, par exemple pour les personnes âgées ou à mobilité réduite".

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Le candidat La République En Marche propose aussi la mise en place d'un "service minimum d'accueil dans les écoles et les crèches". Il juge le système actuel "insuffisant". "Il y a eu un défaut d’anticipation. Or, le maire de Paris doit anticiper les galères", explique-t-il, un sous-entendu à peine dissimulé à Anne Hidalgo.

Il souligne aussi que "deux tiers des agents de la Ville ne vivent pas à Paris". "Je proposerai aux agents indispensables de les loger de manière temporaire dans la capitale en cas de grève, en passant par exemple un accord avec les hôteliers parisiens. Cela permettra d’accueillir les enfants dans les écoles et les crèches, de maintenir la propreté dans les rues, d’assurer l’ordre sur l’espace public", explique-t-il.

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