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Mort de Quentin Deranque à Lyon : l'Assemblée nationale observera une minute de silence ce mardi

Une minute de silence sera observée, ce mardi 17 février 2025, à l'Assemblée nationale après la mort à Lyon de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué à Lyon.

Yaël Braun-Pivet, le 19 novembre 2025, à l'Assemblée nationale

Crédit : Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Une minute de silence sera observée, ce mardi 17 février, à l'Assemblée nationale après la mort à Lyon de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué à Lyon, selon une annonce sur X du président du groupe UDR Eric Ciotti, confirmée ensuite par l'entourage de Yaël Braun-Pivet. 

Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l'Assemblée et "personne ne s'y est opposé" selon des sources parlementaires. La minute de silence aura lieu avant les Questions au gouvernement à 15 heures. 

Le député Union des droites des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a proposé cette minute de silence, à la fin de la conférence des présidents. La présidente Renaissance de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a alors consulté l’ensemble des présidents de groupe et la décision  la conférence des présidents a acté la décision.

Une demande soutenue par Mathilde Panot

Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, a déclaré en conférence de presse avoir soutenu la demande. "Nous l'avons soutenue tout en redisant, et j'espère que la présidente de l'Assemblée nationale suivra cela, que nous souhaitons que cette minute de silence soit un hommage digne (...) et que ce ne soit pas le lieu d'instrumentalisation qui serait, je crois, extrêmement dommageable pour notre Assemblée", a-t-elle poursuivi. 

Elle a toutefois pointé une "flambée de violences de l'extrême droite", prenant en exemple la mort de l'ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, assassiné à Paris le 19 mars 2022, et soulignant qu'il n'y avait pas eu de minute de silence. 

Les responsabilités du décès de Quentin Deranque restent floues. Agressé le 12 février à Lyon, cet étudiant était, selon le collectif identitaire Némésis, chargé d'assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes venues manifester contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Némésis a affirmé que Quentin avait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde, une organisation fondée en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France insoumise. 

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé lundi la "responsabilité morale" de La France insoumise dans un "climat de violence" dans le débat politique. Le député Insoumis Éric Coquerel, sur RTL, a dénoncé une "récupération sordide et politicienne" du décès du jeune militant nationaliste. Il a estimé que les attaques contre La France insoumise avaient pour but d'"affaiblir, voire d'éliminer" le mouvement. 

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