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Macron : "La nomination du 1er ministre, un exercice d'équilibriste", selon Alba Ventura

ÉDITO - Après les symboles de la passation de pouvoir, place à la nomination du gouvernement pour le nouvel exécutif.

L'Edito Politique - Olivier Bost L'Edito politique Olivier Bost iTunes RSS
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Macron : "La nomination du 1er ministre, un exercice d'équilibriste", selon Alba Ventura Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Emmanuel Macron est devenu dimanche 14 mai le huitième président de la Ve République, à l'issue de la passation de pouvoir avec François Hollande. Une investiture entre symboles et traditions. Il a endossé tout de suite le costume de président. Même si c'est vrai qu'il est atypique. Il est moderne, il est différent. Tout simplement parce qu'il a 39 ans : cela lui donne quand même vingt ans d'écart environ avec ses prédécesseurs, à l'exception de Valéry Giscard d'Estaing. Comme l'a dit Laurent Fabius en citant Chateaubriand, c'est un "homme de son temps". Un homme de son temps qui  monte les marches quatre à quatre, comme on l'a vu faire à l'intérieur de l'Élysée, façon Obama.

Mais dimanche, pour son premier jour officiel à la tête de l'État, il fallait montrer qu'il était "présidentiel". On l'a vu très solennel arriver sur le tapis rouge d'un pas lent au rythme de la musique de la fanfare de la Garde républicaine. On l'a vu très grave au moment d'être intronisé, et lors de son discours au cours duquel il n'a pas manqué de rendre hommage à chacun de ses prédécesseurs.

Le symbole ne fait pas tout

On l'a vu surtout très régalien, chef des armées dans le command-car, le véhicule militaire avec lequel il a remonté les Champs-Élysées. C'est un véhicule que l'on voit lors des défilés du 14 juillet, mais pas pour une investiture. C'était une empreinte très forte. Surtout de la part d'un homme attendu au tournant sur les questions de défense et de sécurité. Chef des armées aussi, quand il est allé rendre visite aux soldats blessés de l'hôpital militaire Percy à Clamart. Emmanuel Macron a, disons, utilisé tous les attributs, tous les codes qui font le président "jupitérien" qu'il aspire à être.

Mais le symbole ne fait pas tout. C'est pour cela que la nomination du premier ministre va être un acte très important. De cette nomination va dépendre le cocktail très délicat de la majorité qui va se dessiner. Cela va être un exercice d'équilibriste, qui va consister à donner des gages à la droite, sans effaroucher la gauche. Il s'agira de répondre à la tonalité "ni de droite, ni de gauche" qu'il a portée pendant toute sa campagne.

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