2 min de lecture Le grand Jury

"Macron a une part de responsabilité" dans l'affaire Alstom, selon Nathalie Kosciusko-Morizet

REPLAY - LE GRAND JURY - La députée de l’Essonne, candidate désormais qualifiée pour la primaire, est l'invitée du Grand Jury RTL, LCI et "Le Figaro" du 11 septembre.

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Le Grand Jury de Nathalie Kosciusko-Morizet (1e partie) Crédit Image : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS | Crédit Média : RTL | Date :
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“Je trouve cela dramatique et très triste. (...) L’État se réveille bien tardivement." Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire de la droite, en tant qu'ancienne ingénieure chez Alstom, réagit vigoureusement aux récentes annonces de la direction. Le constructeur ferroviaire, dont l'État est actionnaire, vient d’annoncer la fermeture de son site historique de Belfort. 400 emplois sont menacés. Ces emplois devraient être maintenus mais délocalisés vers d’autres sites français. 

Nathalie Kosciusko-Morizet évoque "une opération de sauvetage réussie grâce à Nicolas Sarkozy en 2004 sur Alstom". "Depuis, il y a eu un enchaînement de difficultés", poursuit-elle. D’abord, celle-ci pointe "des errements de l’État". "Je pense que c’était une erreur de faire entrer Bouygues pour reprendre la part de l’État car Bouygues est un actionnaire inactif, qui était là pour faire un jeu de capital et ça n’apportait rien", puis "des errements du management" en refusant "d’aller au bout de l’étude d’une solution européenne avec Siemens."

"Il a une vertu qui a été de faire bouger la gauche"

“Je ne comprends pas la rationalité, dans tout cela, du développement des autocars. Il faudra qu’on m’explique la politique de Macron vis-à-vis d’Alstom, à la fois la politique industrielle mais aussi la politique en terme de marché, lance NKM. On nous a expliqué que c’était formidable de remplacer les trains par des cars et maintenant, on s’étonne qu’on ne fabrique plus de trains en France. Je suis vraiment en colère sur ce sujet”, affirme celle qui a été ministre des Transports et qui affirme s'être opposée à ce choix lorsqu'elle occupait le poste en question.

Selon Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, en démissionnant, a déserté. NKM rejoint l'ancien président sur ce point, considérant que l'ancien ministre, en quittant sa fonction, s'est délesté de certaines charges. “Sur l’affaire Alstom, le gouvernement n’a pas fait son travail et Macron a une part de responsabilité, comme ministre en charge et comme ministre qui a mis en avant cette affaire d’autocars”, affirme-t-elle, en précisant toutefois que “ce n’est pas l’affaire des autocars qui crée l’essentiel des problèmes Alstom”. Pour elle, "il faut trouver des solutions", comme "réactiver une solution industrielle européenne". "Je pense que l’État a été léger quand il a laissé s’effacer cette idée d’une solution européenne", déclare Nathalie Kosciusko-Morizet.

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Certains attribuent à NKM des points communs avec Emmanuel Macron. “Il a eu une vertu qui a été de faire bouger la gauche, lui reconnaît-elle. Il a obligé les gens à gauche à se positionner, car on a une gauche assez antique. Je trouve intéressante la façon dont il a obligé les gens à se positionner. Après il y a quand même quelques clarifications à apporter", nuance Nathalie Kosciusko-Morizet, évoquant un manque d'action. "J’aime bien les trucs qui marchent, donc les discours c’est bien, mais le discours n’est pas très convaincant.”

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