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Lycée : Macron annonce le retour des maths "en option" en Première dès la rentrée

En visite à Marseille pour présenter son "école du futur", Emmanuel Macron a annoncé que les maths "en option" feront leur retour en première dès la rentrée de septembre prochain.

Emmanuel Macron à Marseille, le 2 juin 2022
Emmanuel Macron à Marseille, le 2 juin 2022
Crédit : SEBASTIEN NOGIER / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

Un grand retour. Emmanuel Macron a placé le suet de l'éducation comme l'un des axes centraux de son second quinquennat. C'est dans cet optique-là que le président de la République s'est rendu à Marseille ce jeudi 2 juin. Accompagné du ministre de l'Education Pap Ndiaye, le chef de l'Etat a annoncé que les mathématiques seront de retour pour les classes de première au lycée, "en option".

Un choix donc "non obligatoire". "Comme je m'y étais engagé en campagne, nous réintroduirons en classe de Première la possibilité de choisir les mathématiques en option", a dit le président de la République. 

"Il y aura toujours la spécialité maths, mais il y aura la possibilité offerte à tous les élèves de choisir hors de la spécialité l'heure et demie de mathématiques qui avait été sortie du tronc commun", a-t-il ajouté, précisant : "Ce ne sera pas obligatoire"

Qu'est-ce que l'"école du futur" ?

Cela s'inscrit dans la présentation de "l'école du futur". Une expérimentation pédagogique a été menée à Marseille et ardemment défendue par Emmanuel Macron. "Notre ambition, c'est dans les prochains mois de pouvoir généraliser cette approche", qui consiste à mettre des moyens tout en donnant "plus de liberté aussi pédagogique aux enseignants", a expliqué Emmanuel Macron, lors d'une visite dans l'école Menpenti de Marseille. Cependant, les syndicats d'enseignants réclament une "feuille de route" pour la rentrée. 

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Le chef de l'Etat avait lancé l'idée d'"école du futur" en septembre 2021 lorsqu'il avait présenté le plan d'urgence "Marseille en grand", destiné à aider la deuxième ville de France, où le taux de pauvreté dépasse 50% dans certains quartiers, à rattraper son retard.

"L'école du futur" doit permettre aux établissements de financer un projet innovant autour de la culture, des langues, de l'environnement ou des sciences en donnant aux directeurs d'école la possibilité de participer au recrutement de leur équipe pédagogique. Objectif selon l'Elysée : donner "davantage de liberté et d'autonomie aux équipes pédagogiques pour bâtir un système scolaire plus juste et plus inclusif"

A l'école Menpenti, l'un des 59 établissements de la cité phocéenne retenus pour cette expérimentation, le laboratoire de maths doit fournir aux élèves "une activité authentique de recherche et d'expérimentation" en s'appuyant sur les "outils numériques, la manipulation et le jeu", selon un document interne que l'AFP a pu consulter. 

Le maire de Marseille Benoît Payan a salué devant la presse la volonté d'Emmanuel Macron de "mettre des moyens sur la table comme personne ne l'a fait avant", et de "faire faire des maths, des langues étrangères aux enfants". Sur les 2,5 millions d'euros de budget global prévu, 360.000 euros ont déjà été engagés, a précisé Christian Abrard, préfet chargé du volet pédagogique du plan "Marseille en grand".          

Une trentaine de manifestants

"Mais il y a des lignes rouges : c'est l'école de la République, l'égalité de toutes les écoles", a souligné le maire de Marseille. Ce dernier se dit "opposé" au recrutement par les directeurs d'établissement. 

Alors qu'Emmanuel Macron a été accueilli par une cinquantaine d'enfants euphoriques, avant de faire le tour d'ateliers avec des écoliers, une trentaine de manifestants postés près de l'école ont réclamé d'abord plus de moyens pour l'Education nationale

L'expérimentation marseillaise suscite beaucoup d'interrogations, notamment l'idée que les directeurs d'école puissent choisir leur équipe, un changement profond du modèle de l'Éducation nationale. "L'Education nationale n'est pas une somme de 'start-ups'", assène Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, qui s'inquiète que le nouveau ministre ne "se retrouve avec un chemin extrêmement balisé" et que l'expérimentation ne soit généralisée. 

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