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"Les trois plaies des socialistes sont sur la table", décrypte Alba Ventura

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - Querelle avec Europe Écologie-Les Verts, divisions internes et déni : autant d'afflictions qui minent aujourd'hui le PS.

Alba Ventura
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"Les trois plaies des socialistes sont sur la table", décrypte Alba Ventura
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L'invité de RTL - Alba Ventura
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Bernard Henri-Levy avait dit que le Parti socialiste était "un cadavre à la renverse". Ce n'était pas si exagéré que ça. Le PS est un très grand blessé. C'est un parti en crise. Cela s'est illustré tout le week-end à La Rochelle. Les trois plaies des socialistes sont sur la table. La première plaie des socialistes, c'est leur gauche. Ils n'ont pas d'alliés. Il fallait voir le règlement de comptes à "OK Corral" qui s'est déroulé entre socialistes et Verts lors d'une table ronde pour faire le bilan de leurs accords.

Et vas-y que les socialistes accusent les écolos de "mélenchonisation". "Traîtres !", leurs répondent les Verts, qui soulignent le décalage entre le discours de la présidentielle de 2012 et celui d'aujourd'hui. "Traîtres toi-même !", répondent en cœur les socialistes, accusant leurs anciens alliés de ne pas voter le Budget. Le pugilat a duré deux heures.

Avec tout ça on comprend mieux la sévérité des Français à l'égard du PS

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La deuxième plaie des socialistes, ce sont leurs divisions internes. Quand ce ne sont pas les frondeurs de l'Assemblée qui chahutent, ce sont les Jeunes socialistes qui donnent de la voix, ou plutôt des sifflets. Là encore à la Rochelle, quel spectacle ! Un Manuel Valls hué au dîner de clôture et accueilli aux cris de "Macron démission, Taubira premier ministre !". Les sifflets, à droite comme à gauche, ça fait toujours mauvais genre.

La troisième plaie c'est le déni. Lorsque Manuel Valls recadre son ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, sur les 35 heures alors que l'on sait très bien qu'il est d'accord avec lui, ce n'est pas seulement du déni, c'est de l'hypocrisie. Avec tout ça on comprend mieux la sévérité des Français à l'égard du PS, qu'ils jugent peu proche des gens (27%) et inefficace économiquement (69%).

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À qui la faute ? Aux socialistes eux-mêmes, qui sont au pouvoir et qui réussissent à donner d'eux l'image d'un parti qui a vingt ans de retard. La faute surtout à François Hollande de ne pas avoir dit clairement où il allait, ni aux Français ni aux socialistes, ni à la gauche. Le chef de l'État a quand même été pendant onze ans le premier secrétaire du PS. Il est aujourd'hui un président qui n'est même plus reconnu par les siens.

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