2 min de lecture Assemblée nationale

Les hôteliers "choqués" par les propos de Solère sur les "sites type Airbnb"

Des syndicats hôteliers se sont dits "choqués" par les propos de l'élu, qui a vanté les "sites type Airbnb" pour le logement des députés venus de province.

Thierry Solère à l'Assemblée nationale, le 4 septembre 2017
Thierry Solère à l'Assemblée nationale, le 4 septembre 2017 Crédit : Patrick KOVARIK / AFP
Martin Planques
Martin Planques et AFP

Les syndicats hôteliers de l'Umih et du GNI se sont dits "choqués" par les propos du député et questeur Thierry Solère, qui a vanté la "colocation" ou les "sites type Airbnb" pour loger plus économiquement à Paris des députés venus de la France entière. Ces déclarations surviennent alors que les questeurs de l'Assemblée nationale doivent présenter mercredi 8 novembre des mesures pour réduire les dépenses des députés.

Prenant l'exemple du logement à Paris des députés venus de la France entière, y compris d'outremer, Thierry Solère a proposé sur France 2 mardi 7 novembre d'"arrêter" l'opération de l'hôtel de Broglie, qui visait à acquérir ce bâtiment voisin du Palais-Bourbon pour y aménager de nouveaux bureaux-chambres.

"C'est près de 100 millions d'euros entre l'acquisition et les travaux, il n'y a aucune raison de faire ça". Selon lui, les nouveaux élus, "sur tous les bancs", sont favorables à des solutions de logements moins onéreuses comme "être en colocation" ou recourir à "des sites type Airbnb" de location chez des particuliers. 

Les syndicats hôteliers ont envoyé une lettre à l'élu

"Nous tenons à vous faire part de notre stupéfaction totale face à une telle proposition", écrivent les hôteliers de l'Umih, principale organisation du secteur, dans un courrier adressé au député Thierry Solère. "Nous attendons d'un membre de la représentation nationale qu'il assure notamment la promotion des acteurs de l'économie réelle, c'est-à-dire des 17.000 hôtels en France (1647 à Paris) qui emploient 200.000 salariés en France (40.000 sur Paris), génèrent 17 milliards d'euros de recettes mais qui, surtout, s'acquittent pleinement de leur devoirs fiscaux en reversant leurs impôts et cotisations en France."

De son côté, le Groupement national des indépendants (GNI) a jugé les propos du député "totalement déplacés", dans un communiqué, se disant "choqués". "C'est tout simplement scandaleux qu'un élu de la République encourage le recours aux services d'une société telle qu'Airbnb qui fait de l'optimisation fiscale et ne paie quasiment aucun impôt sur ses bénéfices réalisés en France".

À lire aussi
Les députés lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 29 novembre 2017. écologie
Les infos de 22h - Huile de palme : Greenpeace France salue "la fermeté des députés"

L'Umih dit par ailleurs "saisir cette occasion pour rappeler" que la profession attend "toujours du gouvernement la publication d'un décret permettant la transmission automatique des revenus des utilisateurs à l'administration fiscale à compter du 1er janvier 2019." L'objectif est la transparence vis-à-vis du consommateur.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Assemblée nationale Dépenses de l'état Syndicats
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants