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Législatives 2022 : le parachutage assumé de Jean-Michel Blanquer

Candidat dans la 4e circonscription du Loiret, Jean-Michel Blanquer est attaqué par tous ses adversaires qui critiquent son parachutage.

Jean-Michel Blanquer dans le Loiret, où il est candidat aux législatives
Jean-Michel Blanquer dans le Loiret, où il est candidat aux législatives
Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Législatives 2022 : le parachutage assumé de Jean-Michel Blanquer
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Valentin Boissais - édité par Nicolas Barreiro

Il y a quelques jours, il était encore ministre de l'Éducation nationale. Depuis deux semaines, Jean-Michel Blanquer est en campagne, dans la quatrième circonscription du Loiret. Un parachutage assumé, mais surtout une première expérience électorale pour ce pilier du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. 

À Montargis ce parachutage est au centre des discussions et Jean-Michel Blanquer essaie d'apprendre à faire campagne. Dans le centre-ville les panneaux électoraux sont installés. Il n'y a pas encore d'affiche, pourtant un nom revient dans les discussions : "Blanquer, qui arrive 15 jours avant", s'amuse une habitante. "Ça se passe bien, il y a un bon accueil des gens tout simplement", confie le candidat.

L'ancien ministre tracte, ne porte plus de cravate et arbore parfois une casquette plate. Un look qui pourrait presque le rendre méconnaissable. C'est la première fois qu'il mène campagne avec son propre nom sur des tracts. "C'est la première fois que je fais une campagne pour moi, pour les législatives", explique-t-il à un potentiel électeur. "Là, ce sont des commerçants qui sont sympathiques", dit-il. 

Son ton est parfois hésitant. Le commerçant lui demande une carte de visite, il n'en a pas encore. "Il y a toutes sortes de réaction, il s'agit de convaincre et d'aller à la rencontre des gens. Là, la différence c'est que, comme les personnes me reconnaissent, elles ont des thèmes spécifiques à aborder". Des thématiques diverses mais une difficulté revient souvent : il est confronté à son bilan. "Quand on a des gens qu'on connaît dans l'éducation, on voit que ce n'était pas terrible", analyse une habitante. Jean-Michel Blanquer est une figure de la macronie et c'est bien ce qui risque de lui poser problème dans cette élection.  

Quel accueil sur place ?

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L'arrivée de Jean-Michel Blanquer est devenue une blague chez les électeurs. Tous en parlent ici. Françoise ironise car il n'est pas le seul parachuté, et l'encourage d'ailleurs à aller visiter un aérodrome à quelques pas de là. "Ce qu'ils recherchent, c'est juste un truc pour eux, pour assurer leur avenir. Je ne vois pas comment des gens de Paris peuvent connaître notre situation ici".

Ses opposants se sont donc emparés de cette brèche, à commencer par Bruno Nottin le candidat de Nupes, qui nous donne rendez-vous dans un quartier populaire. "C'est une très vieille façon de faire de la politique, se faire parachuter depuis Paris. Moi, j'aurais honte. Je pense qu'il faut être investi, avoir milité, que ce soit au niveau associatif, syndical, politique ". 

Mais l'ancien ministre assume. "Il est classique dans les élections législatives de voir un élu de la nation se présenter, même s'il n'est pas né sur ce territoire", se défend Jean-Michel Blanquer. Une élection nationale peut-être mais de nombreux électeurs comptent bien choisir en fonction des enjeux locaux.

Peut-il perdre ?

Après la présidentielle, il pouvait espérer notamment profiter de l'effondrement de la droite, avec 5,2% pour Valérie Pécresse sur place. Mais Ariel Levy, candidat LR, s'est fixé comme objectif de redresser ce score. "Avoir juste un parti central et deux partis extrêmes, c'est très dangereux parce que demain, quand il y aura besoin d'une alternative, l'alternative sera l'extrême droite ou l'extrême gauche. Les électeurs, on leur propose une offre politique de droite avec des convictions".

Ici, le RN est arrivé en tête lors de l'élection présidentielle, de quoi galvaniser son candidat Thomas Ménagé : "C'est en tant que représentant d'Emmanuel Macron qu'il est face à moi, donc c'est pour cela que l'on essaie de mobiliser les électeurs pour ce match retour sur notre territoire". Les électeurs seront les juges et espèrent que le combat politicien ne l'emportera pas sur les enjeux locaux. "Les gros enjeux c'est l'accès à tout le monde pour une meilleure mobilité, l'accès à une meilleure connexion internet et puis la santé", nous fait savoir Christine. Alors Jean Michel Blanquer remportera-t-il son pari ? Réponse le 12 juin prochain pour le premier tour. 

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