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Le Roux entendu dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de ses filles

Selon "Le Parisien", l'ancien ministre de l'Intérieur était entendu mardi 28 mars par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff).

Bruno Le Roux aura été un éphémère ministre de l'Intérieur
Bruno Le Roux aura été un éphémère ministre de l'Intérieur Crédit : SIPA
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Bruno Le Roux s'est rendu en catimini à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) à Nanterre. L'ancien ministre de l'Intérieur était entendu par les enquêteurs, mardi 28 mars dans la soirée, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte le 21 mars sur les soupçons d'emplois fictifs de ses deux filles mineures à l'Assemblée nationale, selon une information de nos confrères du Parisien.

Lundi 20 mars, l'émission Quotidien révélait que Bruno Le Roux avait employé ses deux filles adolescentes comme collaboratrices parlementaires à l'Assemblée nationale. À elles deux, elles auraient cumulé 24 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de 55.000 euros. Dans le reportage, le ministre reconnaît leur embauche ponctuelle alors qu'il était député de Seine-Saint-Denis, "sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires" mais se défend d'un "amalgame" avec l'affaire Fillon, parlant "d'un boulot d'été auprès d'un parlementaire".

Passage éphémère à Beauvau

Après 106 jours passés Place Beauvau, Bruno Le Roux a annoncé mardi 21 mars sa démission. "J'ai adressé ma démission au président de la République François Hollande", a déclaré l'homme de 51 ans, le visage fermé, lors d'une brève allocution à la préfecture de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. C'est le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, qui a été nommé pour le remplacer. 

Dans cette affaire, "le président de la République comme le Premier ministre, quand ils ont eu connaissance des informations sur le ministre renforcées par l'ouverture d'une enquête par le parquet national financier (PNF), n'ont eu aucune hésitation sur le fait qu'il devait démissionner", a souligné l'entourage du chef de l'État.

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