3 min de lecture

"Pourquoi est-ce que Gabriel Attal se retirerait au profit d'Edouard Philippe ?" : malgré un "trou d'air", le candidat Renaissance s'accroche

L'ancien Premier ministre se trouve derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, et même derrière l'autre candidat du bloc central Édouard Philippe. Leur cote a chuté depuis le début de la mobilisation sociale en France.

Gabriel Attal, alors Premier ministre, en mars 2024

Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP

Présidentielle 2027 : Gabriel Attal recule dans les sondages, son camp sait qu'il a déjà perdu

00:01:17

Pauline Théveniaud - édité par La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

Les sondages se suivent et leur pente (descendante) n'est pas celle espérée, pour Gabriel Attal. Entre 10 et 11% au premier tour, selon la dernière vague de notre sondage Toluna-Harris interactive, s'il était seul candidat au centre - et 5% si lui, et Edouard Philippe, maintenait tous deux leur candidature - alors qu'il espérait créer une dynamique avec sa campagne tambour battant de cet été. 

Et comme ces sondages suivent son meeting de Lyon du 10 octobre, lors duquel il avait peiné à remplir la salle, beaucoup, dans son camp, sonnent déjà le glas de sa candidature. 

"Il sait qu'il ne sera pas président. La question, c'est de déterminer quelle est la meilleure manière de sortir du jeu", lâche un macroniste qui a ses entrées chez Renaissance. "Je crois qu'il a un coup de blues. Manifestement, il y a des signes qu'il s'interroge sur une éventuelle sortie", souffle un autre. Un salarié du parti embraye : "Ce que l'on ressent, c'est qu'on a un peu tout essayé et que ça n'a pas fonctionné." 

"Pourquoi se retirer pour quelqu'un qui est déjà mort ?"

Même l'entourage de Gabriel Attal l'admet : oui, il y a "un trou d'air". Mais ce même entourage prévient : "Pour nous, rien ne change. Il faut garder ses nerfs." Pas question de rendre les armes, donc. L'équipe Attal loue les vertus de la "résilience", évoque "un exercice de résistance", "un test d’épreuve". "Une phase de sédimentation." En privé, le candidat lui-même ne donne aucun signe d'inflexion. 

À écouter aussi

"Il n'y a aucune raison que j'arrête si j'ai une décision à prendre, ce n'est pas avant janvier", assurait Gabriel Attal récemment, face à l'un de ses interlocuteurs. Ses équipes ont d'ailleurs communiqué ce mardi 27 octobre sur la suite de sa campagne. Le candidat veut insister sur l'économie, l'international, le partage du pouvoir. Avec, un rendez-vous : la présentation d'un "pré-projet" à la fin du mois et un "mot d'ordre", fixé par son entourage pour les prochaines semaines : "Présidentialisation."

À écouter

Pourquoi Gabriel Attal s'imagine président, il se raconte à Marc-Olivier Fogiel

00:47:53

Paradoxalement, la dégringolade des candidats du bloc central, à la suite du mouvement étudiant et lycéen, des manifestations contre la vie chère, et des violences du 17 octobre, convainc les lieutenants de Gabriel Attal qu'il est... urgent d'attendre. Car... "le bloc central n’a plus de favori", tranche l'état-major du candidat. Testé à 15% - 16% dans notre dernier sondage, "Edouard Philippe n'est plus le rempart face aux extrêmes", juge l'entourage du candidat Renaissance, qui ajoute : "Si le rassemblement avait été fait en octobre, il n'est  pas sûr que ça aurait favorisé le bloc central. Ce qui est responsable, c’est d'organiser le rassemblement, plus que de le précipiter."

 "Plus que jamais, on fait campagne, car tout peut se passer", a par exemple murmuré l'ancien député Patrick Vignal à l'oreille du candidat. "Je ne comprends pas ceux qui disent : il suffit de se retirer pour que ça marche. Maintenant que tout le monde baisse, la pression est moindre qu'en septembre", renchérit un autre lieutenant attaliste. 

Quel intérêt à se rallier dans le creux de la vague ? Et se rassembler, avec qui ? Puisqu'Édouard Philippe dévisse aussi dans les sondages, plus personne ne s'impose. Voilà le raisonnement des soutiens de Gabriel Attal. L'un d'eux va jusqu'à lâcher : "La mauvaise passe, elle est pour tout le monde. Pourquoi est-ce que Gabriel Attal se retirerait au profit d'Edouard Philippe ? Pourquoi se retirer pour quelqu'un qui est déjà mort ?

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée