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La République en Marche : Gilles Le Gendre de plus en plus contesté

Le président du groupe de la majorité à l'Assemblée nationale est plus que jamais sur la sellette, à quelques mois d'un renouvellement de tous les postes à responsabilités tenus par les députés.

Pauline de Saint-Remy Les Indispensables Pauline De Saint-Rémy iTunes RSS
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La République en Marche : Gilles Le Gendre de plus en plus contesté Crédit Image : Philippe LOPEZ / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Vincent Derosier édité par Léa Stassinet

Ce sera fait, mais pas tout de suite. À l'issue d'une réunion du bureau du groupe La République en Marche de près de 3 heures, tout le monde est tombé d'accord sur un prochain renouvellement à mi-mandat de tous les postes-clés détenus par les députés LaREM. 

RTL vous le révélait dès le mois d'avril : les membres du bureau, les vice-présidents de l’Assemblée, les questeurs, les présidents de commissions ou encore les "whips" (ces députés qui font régner l’ordre dans chacune des 8 commissions permanentes) : tous ces postes seront remis en jeu. 

Mais ce renouvellement n'est pas pour tout de suite. "La priorité c'est les élections européennes", tempèrent plusieurs parlementaires. "Imaginez le message envoyé aux Français si on commence à s'occuper de nos petits problèmes de postes", ajoutent-ils. Les députés ne sont pas tombés d'accord sur le calendrier, donc rien ne se fera avant le mois de juillet, voire septembre. 

Richard Ferrand restera président de l'Assemblée

Et puis la promesse initiale  a un peu évolué : le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand par exemple n’est plus concerné par ce renouvellement. Enfin, les personnes en place auront le droit de se représenter, ce qui n'était pas prévu. "On se rend compte avec le temps qu’un peu d’expérience aux postes-clés, c'est pas mal", confesse un marcheur. L'ancien monde avait donc du bon...

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Et l'un des postes les plus convoités, c'est celui de Gilles Le Gendre, à la tête du groupe LaREM à l'Assemblée. Ce dernier est de plus en plus contesté, que ce soit du côté du palais Bourbon ou du gouvernement. "Bienveillant et à l’écoute" disent ses partisans, "à l’ouest, pas de sens politique et complètement largué", lui reprochent ses détracteurs. "Dès que ça grince un peu au groupe, ça le fait chier et il ne va pas rapporter les problèmes à Matignon", balance un député.

Les députés ne le respectent pas, car pour eux, il n’a pas l’oreille d'Emmanuel Macron

Un ministre à propos de Gilles Le Gendre
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Et c'est d’ailleurs ce que lui reprochent plusieurs membres du gouvernement. "Le Gendre a du mal à manier le bâton", s’agace un ministre. "Les députés ne le respectent pas, car pour eux, il n’a pas l’oreille d'Emmanuel Macron", poursuit-il. Et pour ne rien arranger, le mois dernier Gilles Le Gendre s’était permis de recadrer publiquement le Premier ministre sur le dossier des retraites. Et Édouard Philippe lui en veut.

Mais toutes ces critiques, Gilles le Gendre fait mine de les découvrir au micro RTL d'Olivier  Bost. "Je les lis mais je ne les entends pas. Le jour où je les entendrai je commencerai à m'inquiéter", confie-t-il, "serein". S’il est de nouveau candidat, Gilles Le Gendre sera conforté ou éjecté. En coulisses, me confient plusieurs députés, les tractations ont déjà débuté et plusieurs candidats ont envie de se présenter pour lui prendre sa place.

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