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Sébastien Lecornu, lors du compte-rendu du Conseil des ministres le 19 janvier 2026
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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La fin d'une séquence budgétaire harassante. Sébastien Lecornu va engager, ce vendredi 30 janvier - et cela pour la dernière fois sur le budget 2026 - la responsabilité de son gouvernement, face aux députés.
Comme annoncé, le Sénat a rejeté d'emblée, la veille, le projet de loi de finances pour 2026. Cela n'aura duré qu'une matinée. En adoptant à 203 voix contre 32 une motion de rejet préalable, les sénateurs ont fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne.
"C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique". Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.
Après l'activation par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, de l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances sans vote ces derniers jours, la procédure parlementaire imposait au gouvernement un passage express par le Sénat. Les élus de la chambre haute ouvrent ainsi la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine.
À l'image des deux précédents 49.3 sur les volets "recettes" et "dépenses" du budget, cet ultime 49.3 sera très probablement suivi de motions de censure, issues de la gauche hors-Parti socialiste et du Rassemblement national. Le budget sera définitivement adopté quand ces motions auront été repoussées, "probablement lundi après-midi", selon des sources gouvernementales et parlementaires, citées par l'AFP.
Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget.
Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés.
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