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La députée covidosceptique Martine Wonner veut créer son "mouvement"

Quelques jours après son exclusion de son groupe parlementaire pour des propos polémiques, la députée Martine Wonner a annoncé lancer son propre mouvement.

Martine Wonner, ex-députée LaREM à l'Assemblée nationale, le 14 novembre 2017.

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

AFP & Julien Vattaire

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Après son exclusion successive de deux groupes parlementaires différents, la députée Martine Wonner a décidé de s'émanciper politiquement. L'élue covidosceptique, qui a été exclue dernièrement de son groupe Libertés et territoires à l'Assemblée nationale, a annoncé, mercredi, s'apprêter à lancer son propre "mouvement".

Dénommé "Ensemble pour les libertés", ce "mouvement apolitique et citoyen" est dans sa "dernière ligne droite", a fait part la députée du Bas-Rhin lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon. Martine Wonner a appelé "tous ces citoyens français qui n'en peuvent plus" à se joindre à ses côtés. 

"Je pense qu'une des premières choses qu'il faudrait faire serait dissoudre les partis politiques", a ajouté la députée désormais non-inscrite, et qui ne portait pas de masque, contrairement aux préconisations de la présidence de l'Assemblée nationale. "Les citoyens seraient enfin entendus" si les parlementaires "ne pensaient pas avant tout à leur égo et leur carrière", a-t-elle également ajouté. 

La députée assume ses dires

En marge de la manifestation contre le passe sanitaire, samedi dernier à Paris, Martine Wonner avait appelé à "faire le siège des parlementaires" et "envahir leurs permanences" pour exprimer leur désaccord. Des déclarations qui lui ont valu son exclusion du groupe Libertés et territoires à l'Assemblée nationale.  

À écouter aussi

"J'assume mes mots", a déclaré la députée, mercredi, tout en expliquant à nouveau qu'ils avaient été "sortis de leur contexte". Elle a ainsi expliqué qu'elle s'adressait, dans l'effervescence d'une manifestation, à des protestataires qui demandaient comment interpeller leurs élus.

L'élue, psychiatre de formation, a également réitéré ses attaques contre le passe sanitaire, qu'elle qualifie de  "pass de la honte" ainsi que les mesures "liberticides" du projet de loi anti-Covid actuellement à l'examen à l'Assemblée nationale et au Sénat. Le "passage en force" du gouvernement est un "process clairement anticonstitutionnel", a-t-elle estimé.

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