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L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans "entrera en vigueur le 1er septembre" si le texte est voté, annonce Gabriel Attal sur RTL

Le chef de file des députés Renaissance défendra, ce lundi 26 janvier à l'Assemblée, la proposition de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs qu'Emmanuel Macron souhaite faire appliquer dès le 1er septembre 2026. L'ancien Premier ministre Gabriel Attal est l'invité de RTL Matin.

Gabriel Attal dans RTL Matin, le 26 janvier 2026.

Crédit : RTL

L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans "entrera en vigueur le 1er septembre" si le texte est voté, annonce Gabriel Attal sur RTL

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L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans "entrera en vigueur le 1er septembre" si le texte est voté, annonce Gabriel Attal sur RTL

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Jérémy Descours

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C'est "un combat" qu'il porte depuis "deux ans et demi". L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a annoncé, sur RTL ce lundi 26 janvier, que l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026, si "le texte est adopté aujourd'hui". Cette loi vise, selon Gabriel Attal, à "protéger nos jeunes, nos enfants".

Les députés devront en effet se prononcer ce lundi sur cette interdiction soutenue par Emmanuel Macron et son gouvernement. La proposition de loi des députés du groupe Renaissance sera examinée à partir de 16h, et devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l'Assemblée. Le texte ira ensuite au Sénat.

"Si le texte est adopté, il devrait être examiné au Sénat à la mi-février, ça veut dire qu'en un mois il peut être adopté et qu'au 1er septembre l'interdiction entrera en vigueur pour les nouveaux comptes qui seront créés", assure le chef de file des députés Renaissance.

Les réseaux sociaux ont "un impact sur la santé mentale de nos jeunes"

Sur RTL, Gabriel Attal ajoute que "les plateformes de réseaux sociaux auront jusqu'au 31 décembre 2026" pour désactiver les comptes qui existent déjà et qui ne respecteraient pas la nouvelle loi en vigueur.

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Pour vérifier l'âge des utilisateurs, l'ancien Premier ministre évoque différentes pistes comme celle d'un outil qui utiliserait "la reconnaissance faciale de l'âge" ou encore un autre qui fonctionnerait à partir d'un "document d'information" à télécharger. "Ni l'État, ni les plateformes de réseaux sociaux ne disposeront de ces données", assure-t-il. 

Et d'insister : "Je ne suis pas contre les réseaux sociaux par principe. Je sais que les réseaux sociaux, ça permet de découvrir des choses, d'apprendre des choses, de rencontrer des gens. Simplement, je constate l'impact des écrans, des réseaux sociaux sur les ados, où on scrolle pendant des heures avec des vidéos qui parfois banalisent la violence, véhiculent du cyberharcèlement, poussent parfois à la radicalisation, ça a un impact sur la santé mentale de nos jeunes".

"Un certain nombre de puissances veulent, à travers ces plateformes, coloniser les cerveaux"

En prenant exemple sur TikTok ou d'autres réseaux sociaux venus des États-Unis, Gabriel Attal voit également qu'un "certain nombre de puissances veulent, à travers ces plateformes, coloniser les cerveaux". 

"En général, on sait assez peu de choses sur les algorithmes. Parfois, ces algorithmes eux-mêmes ne sont pas utilisés dans les pays d'où ils viennent, comme TikTok avec la Chine".


Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Ce texte, s'il est adopté par le Parlement, pourrait aboutir à l'une des mesures phares su deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron.

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