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Gabriel Attal, le 8 novembre 2024
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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La prochaine présidentielle pourrait aussi se jouer sur le terrain de l’intelligence artificielle. C’est en tout cas le pari de Gabriel Attal. Comme l'avait révélé RTL récemment, le patron de Renaissance a décidé de créer un pôle dédié à l’IA, avec des moyens conséquents, pour concevoir un outil politique sur mesure : une plateforme capable d’ajuster la campagne en temps réel, d’affiner le ciblage territorial et de moduler les messages selon les thèmes et les publics.
Canapé, télévision, ambiance décontractée : au siège du parti, le décor rappelle facilement celui des startup technologiques. Sur place, ils sont une dizaine à travailler au développement de cette plateforme d’intelligence artificielle pensée comme un outil central de la future campagne. Objectif affiché : moderniser l’action militante et maximiser l’efficacité sur le terrain grâce à l’analyse fine des données.
Au micro de RTL, Victor Cohen, directeur du pôle IA de Renaissance, a détaillé l’un des usages clés de l’outil. "On sait dans quelles rues il y a des gens plus favorables à nos idées, donc où on va plutôt aller chercher les abstentionnistes" a-t-il expliqué. Une cartographie électorale extrêmement précise, destinée à orienter les actions militantes là où elles seraient les plus efficaces.
Concrètement, l’IA se glisse aussi dans les échanges directs avec les électeurs. Face à une remarque ou une critique, le militant peut interroger une messagerie intelligente intégrée à la plateforme pour l'aider.
"S’il ne sait pas quels arguments donner, le chatbot va d’abord regarder tout ce qu’il a dans sa base de données, puis transformer ces éléments en un texte facile à comprendre pour le militant", a précisé Victor Cohen. Une aide instantanée, pensée pour les marchés, les porte-à-porte ou les réunions locales.
L’outil va plus loin encore en proposant d’adapter les messages politiques aux réalités locales. Dans une ville touchée par la fermeture d’une usine, l’IA pourra suggérer des propositions spécifiques sur l’industrie ou l’emploi. Une personnalisation assumée des discours et des tracts, que les équipes de Gabriel Attal ont refusé de qualifier de simple marketing politique.
"Le militant peut poser ses propres questions s'il ne sait pas quels arguments donner pour répondre à la question. (...) Nos IA vont aussi pouvoir avoir des propositions ou des idées pour adapter les tracts au terrain", explique Victor Cohen, directeur du pôle IA de Renaissance.
Preuve que Renaissance mise gros sur cette technologie : le pôle IA s’apprête à devenir le troisième poste de dépenses du parti. Un choix stratégique qui pose déjà une question centrale : à l’ère des algorithmes et de la data, la conquête du pouvoir passera-t-elle désormais aussi par l’intelligence artificielle ?
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