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Gabriel Attal a fait sa rentrée à Arras (Pas-de-Calais)
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Pour la présidentielle de 2027, Gabriel Attal veut se doter d’une arme secrète. Selon nos informations, son parti, Renaissance, est en train de créer sa propre plateforme d’outils développés par l’Intelligence artificielle (IA). L’axe de travail ? "Comment on gagne une élection présidentielle grâce à l’IA", pose un cadre du parti. Le modèle ? Le fameux logiciel électoral utilisé aux Etats-Unis par Barack Obama pour ses campagnes de 2008 et 2012. Mais version 2026.
Concrètement, les outils développés doivent permettre de mieux cibler les électeurs potentiels avec de la cartographie électorale, des fiches par circonscription. Le "pôle idées" pourra aussi "absorber plus d’études, d’articles, de sondages", détaille-t-on au QG… Autre objectif affiché par la direction, "maximiser l’impact électoral" des actions du parti. En clair, accroître la force de frappe militante sur le terrain et sur les réseaux sociaux.
Parmi les outils développés : la possibilité de demander à l’IA de rechercher une actualité par territoire, la fermeture d’une usine par exemple, et d’éditer un tract avec les propositions du candidat pour lutter contre la désindustrialisation. Autre fonctionnalité, il suffira aux militants de taper un mot clé – retraites, au hasard – pour recevoir illico l’argumentaire correspondant.
Concernant les réseaux sociaux, le parti veut pouvoir générer des vidéos, organiser des ripostes ou répondre aux fake news très rapidement. "Il s’agit d’utiliser l’Intelligence artificielle pour jouer à armes égales avec les extrêmes qui sont par nature favorisés sur les réseaux sociaux", argumente-t-on chez Renaissance.
Sans craindre d’être accusé de donner dans le marketing, les équipes de Gabriel Attal y voient au contraire une marque de fabrique : "ça colle parfaitement avec ce qu’il veut porter pendant la campagne : la modernité, être capable de comprendre son époque".
Miser sur les innovations de la Tech, c’est un grand classique des campagnes présidentielles. En 2017, Emmanuel Macron, qui s’inspirait lui aussi d’Obama, avait fait appel à une start-up spécialisée. Cette fois encore, d’autres partis concoctent aussi leurs outils numériques – le RN, par exemple, a son logiciel.
Gabriel Attal met, en tout cas, le paquet. Et ses moyens sont très conséquent, après la vente du QG du parti. Actuellement, cinq salariés, épaulés par une start-up extérieure, soit une dizaine de personnes en tout, travaillent à développer cette plateforme. Renaissance prévoit d’en recruter "trois ou quatre de plus". A terme, hors salariés et meetings de campagne, l’IA sera le plus gros budget du parti.
Les équipes se donnent six mois pour expérimenter et finaliser ces outils, avec entre-temps des "crash-tests" lors des municipales de mars. L’idée étant d’être opérationnel en septembre 2026. Tout est planifié.
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