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Journalistes convoqués par la DGSI : "Des justiciables comme les autres", selon Sibeth Ndiaye

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé ce jeudi 23 mai qu'"il est normal qu'un État protège un certain nombre de données", alors que plusieurs d'entre eux ont été ou seront convoqués par la DGSI.

Sibeth Ndiaye, déjà présente lors du match d'ouverture contre la Corée du Sud, soutient les Bleues depuis le début de la compétition
Sibeth Ndiaye, déjà présente lors du match d'ouverture contre la Corée du Sud, soutient les Bleues depuis le début de la compétition Crédit : ludovic MARIN / AFP
Julien Chabrout
Julien Chabrout

Les convocations récentes par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) de plusieurs journalistes suscitent de nombreuses protestations. Des ONG, des syndicats de journalistes ou encore des responsables politiques les ont condamnées, estimant que cela constituait une atteinte à la liberté de la presse. 

Interrogée ce jeudi 23 mai sur ces convocations, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a pour sa part estimé sur Europe 1 que "les journalistes sont des justiciables comme les autres". "Il est normal qu'un État protège un certain nombre de données nécessaires à des activités de défense extérieure et militaire", a-t-elle expliqué. 

Alors que la journaliste du Monde Ariane Chemin sera entendue le 29 mai par la DGSI, Sibeth Ndiaye a déclaré qu'il "est normal que, en tant que justiciable, Madame Chemin soit entendue dans cette affaire". Ariane Chemin est à l'origine des révélations sur les agissements ayant conduit au licenciement de l'Élysée d'Alexandre Benalla

Le président du directoire du journal Le Monde, Louis Dreyfus, a également été convoqué le 29 mai par la DGSI, dans les mêmes circonstances qu'Ariane Chemin, a annoncé ce jeudi l'intéressé à l'AFP. 

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Nathalie Loiseau, la tête de liste "Renaissance", a de son côté déclaré ce jeudi sur France Inter qu'"on a un devoir de vigilance extrême sur la protection des sources et de la liberté de la presse". "En France on a la chance d'être dans un État de droit", a ajouté la responsable LREM.

Une journaliste de Quotidien a elle aussi été convoquée

Mi-mai, trois journalistes ayant enquêté sur l'exportation d'armes françaises utilisées au Yémen - les deux fondateurs du nouveau média en ligne Disclose et un journaliste de Radio France- ont été convoqués par les services secrets français, et ont dénoncé une "tentative d'intimidation". Un quatrième journaliste, travaillant pour Disclose, a été convoqué par la DGSI le 28 mai comme témoin dans l'enquête pour "compromission du secret de la défense nationale", a annoncé Disclose mercredi 22 mai. 

Une autre journaliste, travaillant pour l'émission Quotidien sur TMC, a révélé mercredi avoir été convoquée le 15 février dernier à Levallois-Perret par les policiers de la Sécurité intérieure pour une enquête sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Il s'agit de Valentine Oberti. L'ingénieur du son et la journaliste reporter d'images qui travaillent avec elle avaient eux aussi été convoqués, les 11 et 15 avril dernier.

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