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Jean-Vincent Placé condamné à 3 mois de prison avec sursis

6 mois de prison avec sursis avaient été requis contre l'ancien secrétaire d'État en juillet dernier, poursuivi pour violences, injures à caractère racial et outrages à agents.

Jean-Vincent Placé et son avocat Kiril Bougartchev au tribunal à Paris le 11 juillet 2018
Jean-Vincent Placé et son avocat Kiril Bougartchev au tribunal à Paris le 11 juillet 2018
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze

Le procureur avait requis 6 mois de prison avec sursis, une mise à l'épreuve de deux ans et 1.000 euros d'amende. Des réquisitions en parties suivies par les juges du siège puisque Jean-Vincent Placé a écopé d'une peine de 3 mois de prison avec sursis pour violences et outrages et 1.000 euros d'amende, ce lundi 10 septembre 2018, à la Xe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

L'ancien secrétaire d'État était poursuivi pour violences, injures à caractère racial et outrages à agents. Il avait été déféré devant le parquet le lendemain après sa garde à vue, pour être renvoyé devant le tribunal correctionnel

Les faits, révélés par RTL, remontent au 5 avril 2018. Le ministre éphémère du quinquennat Hollande a été arrêté il y a cinq mois après une soirée bien arrosée dans un bar de la capitale, La Piscine, situé dans le VIe arrondissement. Lorsqu'il a été emmené au poste de police, il avait 1,16 gramme d'alcool dans le sang.

Vers 2 heures du matin, Jean-Vincent Placé aurait insulté une cliente du bar. Alors qu'il lui aurait demandé de "danser" pour son "ami", elle aurait refusé et raconte ensuite qu'il l'a violemment saisie par le bras en lui disant : "Mais vas-y, je te paye". Il est également reproché au politique d'avoir proféré des injures racistes à l'encontre du portier de l'établissement qui s'est interposé.  

Je suis ministre, ce qui me ferait très plaisir, c'est que tu danses pour mon ami

Jean-Vincent Placé à une cliente d'un bar
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"Jean-Vincent Placé était accompagné d'un sénateur, a raconté Vladimir, le videur du bar, à RTL. Ils étaient un peu ivres et ils ont pris à partie trois jeunes filles de 19, 18 et 17 ans je crois. L'ex-secrétaire d'État a proposé des services à la jeune fille de 18 ans pour savoir si c'était possible de danser avec son ami et qu'il acceptait de la payer". 

Il poursuit : "La petite elle était choquée. Elle m'a dit, 'il m'a pris pour une pute lui ou quoi'". À ce moment-là, Vladimir décide d'intervenir. "Et là, le mec, quand je suis intervenu, il a dit 'on n'est pas au Maghreb ici, je vais t'envoyer à Ouagadougou dès le premier vol'. Il m'a raconté des conneries comme cela. C'est ignoble", ajoute-t-il. L'ancien élu de l'Essonne est enfin accusé d'avoir outragé les policiers qui sont intervenus et auxquels il aurait lancé "Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis". 

Pendant sa garde-à-vue, Jean-Vincent Placé a reconnu un comportement "inadapté et moralement répréhensible" vis-à vis de la jeune femme mais contesté l'avoir brutalisée ou insultée, comme des témoins l'ont rapporté. Dans Paris Match, il a fait son mea culpa.

"Je mesure bien la honte et l'indignité d'avoir été en état d'ébriété, d'avoir eu un comportement déplacé et inconvenantJ'en paierai les conséquences. Je le dois à ma famille auprès de laquelle je m'excuse aussi", avait déclaré Jean-Vincent Placé. Il a en revanche toujours réfuté les accusations de racisme à l'encontre du videur du bar.

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