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Jacques Chirac : les coulisses d'une dissolution ratée en 1997

Dans Jour J, Flavie Flament revient sur la date du 21 avril 1997. Ce jour-là, Jacques Chirac annonce la dissolution de l’Assemblée Nationale, et n’imagine pas une seconde devoir bientôt cohabiter cinq ans avec Lionel Jospin.

Photo prise le 16 juillet 1995 du président de la République Jacques Chirac prononçant un discours lors des cérémonies commémoratives de la rafle du Vel d'Hiv le 16 juillet 1942.
Photo prise le 16 juillet 1995 du président de la République Jacques Chirac prononçant un discours lors des cérémonies commémoratives de la rafle du Vel d'Hiv le 16 juillet 1942.
Crédit : Jack Guez / AFP
Flavie Flament & Bastien Robin

Avril 1997. La France entière ou presque danse sur la chanson Le feu ça brûle, des deux trublions de la chaîne M6, Charly et Lulu. A la tête de l’Etat depuis maintenant deux ans, Jacques Chirac voit sa cote de popularité s’effriter de mois en mois, à mesure que son premier ministre, Alain Juppé, enchaîne les réformes toutes plus impopulaires les unes que les autres.
 
A peine arrivé au pouvoir, il avait mis la France dans la rue. Des grèves monstres, un pays paralysé. Du jamais vu depuis Mai 68. Juppé a eu beau déclarer à la télévision qu’il restait "droit dans ses bottes", le pouvoir a fini par céder à la rue. Après cela, tout est devenu plus compliqué pour le gouvernement Juppé. Malgré tout, Chirac lui renouvelle sa confiance et le maintient à Matignon.
 
Deux années s’écoulent pendant que Jacques Chirac s’ennuie à l’Elysée… Comment redonner un nouveau souffle à ce premier septennat ? Le président consulte et enchaîne les réunions en petit comité : Dominique de Villepin, le secrétaire général de l’Elysée, Jean Pierre Denis, secrétaire général adjoint, Claude Chirac, la fille du président, Jacques Pilhan, le communicant, et quelques autres…

La douche froide

Faut-il changer de premier ministre et sacrifier Alain Juppé, le fidèle parmi les fidèles ? Non, certainement pas. Et pourquoi pas dissoudre l’Assemblée nationale ? Après tout, les Français ont élu Chirac, pourquoi ne lui donneraient-ils pas de nouveau une majorité, plus forte encore qu’aujourd’hui ?
 
Banco, l’idée est trouvée. L’assemblée nationale sera donc dissoute, et de nouvelles élections législatives auront donc lieu. Mais quelques semaines plus tard, c’est la douche froide. Lionel Jospin parvient à unir les partis de gauche derrière lui pour former une coalition. La gauche plurielle, comme on l’appelle, rafle 312 sièges de députés, contre 251 pour la majorité chiraquienne.

Tout le mérite revient à Jospin, analyse l'historien Jean Garrigues, l'invité de Flavie Flament dans Jour J. Le nouveau Premier ministre a en effet compris qu’il fallait réunir toute la gauche pour gagner. Il en connaissait les rouages, et a su montrer qu'ils pouvaient s’entendre. Tous étaient d’accord sur les 35 heures. Et à droite, pendant ce temps là, personne ne croyait en Juppé, qui était pourtant censé être le chef de la campagne à droite… 

Une cohabitation, la troisième de la Vème République, est inévitable. Jacques Chirac a perdu. Il va devoir cohabiter 5 ans avec Lionel Jospin.

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Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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