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Les forces de l'ordre lors d'une manifestation à Nice, le 24 octobre 2026
Crédit : Valery HACHE / AFP
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Ces images ont fait le tour des réseaux sociaux. Une vingtaine d'individus, le visage masqué, habillés en noir, en train de s'en prendre à un groupe de manifestants en marge de la mobilisation contre la vie chère à Nice le samedi 24 octobre.
Pendant de longues minutes, des coups de poing sont échangés des deux côtés dans un nuage de gaz lacrymogène avant l'intervention des forces de l'ordre. "On marchait, on chantait, il n'y avait que des jeunes et ils sont sortis de nulle part", raconte auprès de RTL Douria, présente sur les lieux non loin de la place Masséna autour de 17h30.
"Ils étaient une quinzaine, une vingtaine peut-être et d'un coup ils nous ont courus dessus, poursuit-elle. Ils ont commencé à taper tout le monde et ils disaient : 'C'est notre pays, rentrez chez vous !' Pardon, mais je suis chez moi, je ne comprends pas. D'autant que je ne suis même pas de gauche, de droite, je manifestais juste pour une vie meilleure".
L'un d'entre eux m'a dit qu'il était seulement là pour protéger les commerçants, mais quelques minutes plus tard j'en ai vu un frapper un manifestant sans raison.
Margot, présente dans la manifestation de Montpellier le 24 octobre, à RTL
Des scènes de violences similaires ont été filmées à Montpellier. "Ils étaient juste derrière nous dans la rue, nous explique Margot, qui manifestait près de la place de la Comédie. L'un d'entre eux m'a dit qu'il était seulement là pour protéger les commerçants, mais quelques minutes plus tard j'en ai vu un frapper un manifestant sans raison. Des amis à moi se sont fait agresser."
Des propos confirmés le lendemain par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. "On a observé dans au moins deux villes, à Nice et à Montpellier, la présence de militants de l'ultradroite qui cherchaient à s'affronter avec des militants de l'ultragauche, en tout cas à protéger d'eux-mêmes les commerces. C'est une première dans une manifestation", dit-il en conférence de presse.
À Nice, parmi les 59 personnes placées en garde à vue samedi à la suite des manifestations, figurent 11 individus susceptibles d'appartenir à la mouvance d'ultradroite, selon le parquet. "Interpellés dans deux véhicules, certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques. Sur ces 11 individus, 5 sont déjà connus des services de police", a ajouté le parquet. Leur interpellation a eu lieu avant les faits de violence.
Selon nos informations, deux individus, militants d'ultradroite, ont aussi été interpellés à Rouen lors d'un contrôle préventif pour port d'armes, ainsi qu'un autre militant à Dijon en possession d'une matraque et d'un poing américain.
Le maire UDR de la ville, Éric Ciotti, proche du RN, a condamné sur le réseau social X "avec la plus grande fermeté les agressions commises à Nice par des militants d'ultradroite contre les manifestants du cortège pacifique". "Leurs auteurs devront en répondre devant la justice, comme les nervis d'extrême gauche", a-t-il écrit.
Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse (PS), a, lui, dénoncé une "milice d'extrême droite" ayant "fait usage de la violence contre des manifestants" samedi dans les rues de sa ville. Il a annoncé avoir effectué un signalement sur la base d'un article 40 auprès du procureur.
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