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Fiché S, "anticapitaliste", ultragauche, "cerveau" de l'opération... Ce que l'on sait du profil de l'homme soupçonné d'avoir mis le feu à la mairie de Limoges

Ce mardi 20 octobre dans la matinée, un individu a été interpellé, suspecté d'avoir mis le feu à la mairie de Limoges. L'homme de 34 ans était déjà connu des services de police.

L'incendie de la mairie de Limoges, le 17 octobre 2026

Crédit : PASCAL LACHENAUD / AFP

Violences du 17 octobre : ce que l'on sait du profil de l'homme soupçonné d'avoir mis le feu à la mairie de Limoges

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Hermine Le Clech & AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Trois jours après l'incendie de la mairie de Limoges en marge des manifestations du 17 octobre, un homme a été interpellé ce mardi 20 octobre par le RAID de Bordeaux. L'individu, âgé de 34 ans et né à Paris, est déjà connu des services de police pour violences sur personnes dépositaires d'autorité publique et appartenant à la mouvance d'ultragauche. Fiché S, la sous-direction anti-terroriste (SDAT) a été saisie. 

Le suspect habite dans un petit hameau avec d'autres personnes qui se revendiquent, selon des riverains, d'"anticapitalistes". Le groupe est connu du maire de Val d'Issoire (Haute-Vienne), Pascal Godrie. "À l'époque de mon prédécesseur, ils étaient une bonne vingtaine. Là, ils sont un petit peu moins, mais j'ai peur que ce soit les plus voraces qui sont restés, les autres sont partis. On ne peut pas s'y approcher. Quand on a fait le plan local d'urbanisme intercommunal, il fallait qu'on aille visiter. On nous a interdit de rentrer. C'est très compliqué", indique-t-il au micro de RTL

"Le cerveau de cette opération"

Selon plusieurs voisins interrogés par l'AFP, l'homme vivait de manière discrète, travaillait comme intérimaire dans le bâtiment et était engagé dans la défense de l'environnement. Il est originaire de la Creuse, selon une source policière syndicale. Il est aussi soupçonné d'avoir participé en 2024 à une manifestation contre un projet d'usine de pellets à Guéret. Poursuivi pour des coups portés à un policier, il avait été relaxé en première instance en 2025, avant d'être condamné en appel à un an de prison avec sursis, d'après Le Populaire du Centre. Il s'est pourvu en cassation.
Dans le quartier où vit le suspect, certains riverains assurent ne pas avoir de difficultés avec ce groupe, qui vit plutôt reclus et en autonomie. D'autres dénoncent déjà une récupération politique autour de cette affaire.

L'enquête ouverte par le parquet de Limoges porte sur des faits de destruction d'un bien par moyen dangereux en bande organisée. Elle a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Limoges. Le maire LR de Limoges estime que le suspect est "probablement le cerveau de cette opération" et s'attend à d'autres interpellations. "On ne détruit pas un bâtiment de deux siècles par les flammes avec une boîte d'allumettes et un briquet", a-t-il déclaré.

"Atteindre des symboles de la République"

Samedi, lors des mobilisations contre "la vie chère", des violences ont éclaté dans le centre de Limoges et des casseurs se sont attaqués à la mairie. La partie ancienne de l'hôtel de ville, inauguré en 1883, a été "quasi 100% détruite" à l'intérieur, selon les autorités. La toiture et le beffroi se sont effondrés, seule la partie moderne à l'arrière ayant pu être sauvée par les pompiers.

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Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé mardi que des organisations d'ultragauche et d'extrême gauche s'étaient "manifestement" organisées pour "atteindre des symboles de la République". Il a toutefois précisé qu'il reviendrait au parquet national antiterroriste, avec la DGSI et la SDAT, de déterminer si les faits doivent recevoir une qualification terroriste. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit se rendre vendredi à Limoges et a promis que la mairie serait reconstruite avec l'aide de l'État.

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