1 min de lecture

Procès Aramburu : avant le verdict, les liens avec l'ultradroite continuent de peser sur les accusés

Les réquisitions sont attendues ce mercredi au procès de l'assassinat de Federico Aramburu, tué à Paris en mars 2022. Loïk Le Priol et Romain Bouvier, les deux accusés, encourent la perpétuité.

Loik Le Priol (à gauche) et Romain Bouvier (à droite) devant la cour d'assises de Paris, le 22 septembre 2026, lors de leur procès pour le meurtre, en 2022, du rugbyman international argentin Federico Martin Aramburu.

Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP

Procès de Federico Aramburu : les accusés peinent à convaincre avant les réquisitions

00:01:30

Cindy Hubert - édité par Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Un réquisitoire sévère est attendu, ce mercredi 23 septembre, au procès de la mort de Federico Aramburu. Devant la cour d'assises de Paris, l'avocat général doit annoncer dans les prochaines heures la peine qu'il réclame contre Loïk Le Priol et Romain Bouvier, jugés pour l'assassinat du rugbyman argentin tué en mars 2022 à Paris. Les deux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Après deux semaines d'audience, leur ligne de défense s'est d'ailleurs nettement fragilisée. Tous deux ont tenté de soutenir qu'ils n'avaient pas voulu tuer, dans un contexte de bagarre, de peur et de confusion. Mais cette version se heurte à plusieurs éléments du dossier, à commencer par le fait que Federico Aramburu a été touché par trois balles dans le dos.


Mais au-delà des faits eux-mêmes, les deux accusés ont aussi eu du mal à convaincre de leur bonne foi. Le procès a mis en lumière leurs entorses répétées aux décisions de justice prises avant l'audience. Alors qu'ils étaient soumis à un contrôle judiciaire avec interdiction de se voir, il est apparu qu'ils continuaient à se fréquenter régulièrement, se retrouvant en terrasse ou partant en vacances ensemble. De quoi fragiliser la sincérité du repentir affiché aujourd'hui à la barre.

Leurs liens avec l'ultradroite

Leur tentative de prendre leurs distances avec l'ultradroite a également été mise à mal. Tous deux ont cherché à présenter cet engagement comme ancien, marginal ou relevant d'erreurs de jeunesse. Mais plusieurs éléments extraits de leurs téléphones ont ravivé les interrogations. Des messages, des photos et des références associées à l'imagerie néonazie ont été évoqués à l'audience. 

À écouter aussi

Loïk Le Priol a notamment été confronté à un message dans lequel il évoque "un nègre d'Uber Eats", qu'il a tenté de faire passer pour une "faute de frappe". D'autres références, comme "Panzerlied" ou le chiffre 88, ont aussi été relevées. Deux symboles directement associés à l'imagerie militaire du troisième Reich.

Après les réquisitions, les avocats de la défense plaideront à leur tour. Le verdict est attendu ce vendredi 25 septembre.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée