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Privé de pâte à tartiner Vegemite, un détenu australien dénonce une violation de ses droits humains devant la justice

La justice australienne a estimé ce lundi que l'interdiction de Vegemite ne constituait pas une violation des droits humains en prison, malgré les plaintes d'un détenu interdit de cette pâte à tartiner.

La pâte à tartiner australienne Vegemite, un condiment salé à base de levure.

Crédit : DAVID GRAY / AFP

Laurène Rocheteau

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La pâte à tartiner, un droit fondamental ? C'est en tout cas ce qu'affirme un détenu dans une prison australienne. Andre McKechnie, qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité pour le meurtre d'un promoteur immobilier il y a plus de 30 ans, a poursuivi en justice le département correctionnel de la province de Victoria après que la prison lui a refusé de la Vegemite, cette pâte à tartiner salée typiquement australienne. 

L'interdiction constitue selon lui une violation de ses droits humains, l'empêchant de pratiquement pleinement sa "culture australienne", un droit pourtant garanti par la Charte des droits humains de cet État australien, rapporte le quotidien britannique The Guardian. "Sans pouvoir manger de la Vegemite, je me sens privé de mon droit de pratiquer ma culture australienne, triste et déconnecté de ma famille et de ma communauté", a déclaré le détenu devant la Cour suprême australienne. 

De la pâte à tartiner utilisée pour faire de l'alcool ?

Cette interdiction ne date pourtant pas d'hier. Plusieurs États australiens, notamment le Queensland et la Tasmanie en plus du Victoria, ont interdit la consommation de cette pâte à tartiner dans les prisons depuis des décennies, et pour des raisons très concrètes : le produit interfère avec le travail des chiens chargés de détecter les stupéfiants, et la composition du condiment, à base de levure, pourrait être utilisée pour faire fermenter de l'alcool.

La justice australienne a d'ailleurs donné raison au règlement de la prison. Si elle reconnaît que la Charte des droits humains du Victoria peut, dans certaines situations, s'étendre à de la nourriture, elle a estimé ce lundi 26 octobre que dans ce cas précis, "le refus de permettre à Mr Kechnie d'avoir accès à de la Vegemite est raisonnable et parfaitement justifié". 

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De quoi mettre un point final à une affaire qui traîne devant la justice depuis près d'un an : le prisonnier avait annoncé en 2025 porter l'affaire devant la Cour suprême australienne. Il reste toujours au détenu la possibilité de demander un transfert dans une prison du New South Wales : cet État du sud-est de l'Australie autorise la consommation de Vegemite dans ses centres pénitentiaires. 

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