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"Il n'y a pas de ménage à faire à LFI" : sur RTL, Manuel Bompard répond à Emmanuel Macron sur la mort de Quentin Deranque

Dix jours après la mort de Quentin, battu à mort dans les rues de Lyon, le coordinateur de La France insoumise a rappelé que sa formation politique "ne doit pas en être jugé responsable".

Manuel Bompard était l'invité du Grand Jury de RTL ce dimanche 22 février 2026.

Crédit : Grand Jury RTL

La rédaction numérique de RTL

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Depuis la mort de Quentin le 12 février dernier, la France insoumise est sous le feu des critiques. Quand Jean-Luc Mélenchon ou Éric Coquerel indiquent que leur parti n'a "aucun rapport" avec le décès du militant nationaliste de 23 ans, Manuel Bompard a-t-il le sentiment que son groupe politique a parlé trop vite ? Le coordinateur de LFI, invité du Grand Jury RTL – Public Sénat – Le Figaro – M6 ce dimanche 22 février 2026, persiste et signe : "Nous n'avons aucune responsabilité dans ce drame".

Six hommes soupçonnés d'avoir frappé à mort Quentin Deranque ont été mis en examen le jeudi 19 février pour "homicide volontaire", ainsi qu'un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour "complicité". Ces sept hommes, âgés de 20 à 26 ans, sont connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde, un mouvement d'ultragauche fondé par Raphaël Arnault et dissous en juin.

Les liens entre LFI et la Jeune Garde doivent-ils embarrasser le coordinateur du mouvement politique ? Un "ménage dans les rangs des partis extrêmes", comme le suggérait Emmanuel Macron cette semaine, devrait-il être envisagé ? "Il peut faire le ménage dans ses rangs à lui", rétorque Manuel Bompard au chef de l'État ce dimanche. "Il n'y a pas de ménage à faire à la France insoumise et si par malheur, une personne, membre de la France insoumise, commet un acte qui est un acte gravissime, il n'est plus membre de la France insoumise. On a toujours appliqué cette règle". Condamné pour violences conjugales en 2022, Adrien Quatennens a, par exemple, été écarté du mouvement.

"Depuis quand, si un collaborateur est jugé pour des faits graves, sa formation politique doit en être jugée responsable ?", s'offusque le député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône.

"Je tiendrais compte des conclusions de l'enquête"

 "Vous ne voyez pas la différence entre le fait d'avoir une personne qui commet un acte, qui est un acte problématique, et donc à partir de ce moment-là, il y a une sanction qui s'applique à cette personne, et une personne qui n'a aucune responsabilité, et qu'on pointe du doigt parce que l'un ou l'une de ses collaborateurs ou collaboratrices a commis un acte délictuel ? Vous ne voyez pas la différence, sincèrement ? Vous ne comprenez pas la différence entre les deux. Moi, je crois qu'on la comprend, elle est très très claire".

Quant à l'implication de la Jeune Garde dans la mort de Quentin, l'enquête dira "si telle ou telle personne est responsable" ou "si la Jeune Garde est responsable en tant que groupe", même s'il en doute puisque cette dernière a été dissoute en juin 2025. Si c'est le cas, Manuel Bompard se veut plus prudent : "Je tiendrai compte des conclusions de l'enquête", a-t-il assuré.

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