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Guerre en Ukraine : "Honte", "faute", "regret"... Robert Ménard s'excuse sur ses propos sur les migrants

Connu pour ses positions contre l'accueil des réfugiés syriens et irakiens, Robert Ménard reconnaît désormais avoir commis "une faute". "Les bombes ne sont pas différentes quand elles tombent sur mes amis de Kiev que quand elles tombent sur mes amis d’Alep", a-t-il déclaré.

Robert Ménard, maire de Béziers, lors d'un meeting du Rassemblement national à Sète, le 22 janvier 2020.
Robert Ménard, maire de Béziers, lors d'un meeting du Rassemblement national à Sète, le 22 janvier 2020.
Crédit : Pascal GUYOT / AFP
Marie-Pierre Haddad

"J’ai honte". Robert Ménard a fait un mea culpa le 9 mars. Invité de LCI, le maire de Bézier, engagé dans la campagne de Marine Le Pen et connu pour ses positions contre l'immigration, s'est exprimé sur la guerre en Ukraine et le sort des réfugiés. 

"Moi je vais plaider coupable, a-t-il déclaré. J’ai dit, écrit, publié à Béziers un certain nombre choses au moment des combats en Syrie, en Irak et l’arrivée des réfugiés chez nous que je regrette, que j’ai honte d’avoir dit et fait parce que ce n’était pas bien", a-t-il indiqué.

Robert Ménard estimé désormais que les propos qu'il a pu tenir sur les Syriens et Irakiens sont "moralement" "pas bien". "Il n’y a pas deux sortes de victimes, il n’y a pas des Européens chrétiens qu’il faudrait défendre et des gens (...) qui seraient au Moyen-Orient et musulmans qu’on aurait eu raison de ne pas accepter chez nous", a-t-il déclaré.

Ces propos interviennent alors que le rival de Marine Le Pen, Éric Zemmour, a déclaré à plusieurs reprises ne pas vouloir accueillir les réfugiés ukrainiens en France. Le maire de Béziers poursuit en affirmant avoir fait "une faute". "Je crois qu’il y a une solidarité de quasiment tout le monde pour les réfugiés, même Éric Zemmour même s’il le fait avec des bémols (...) Je pense que nous, ce courant de la droite, que moi, j’ai eu tort", a-t-il ajouté.

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Ces propos sont un revirement à 180 degrés pour celui qui avait placardé dans sa ville une affiche où il était inscrit : "Ils arrivent" pour protester contre l'ouverture d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. En 2016, la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme avait saisi le procureur de la République de Béziers devant "ce qui constitue de manière flagrante une provocation à la haine".

https://www.rtl.fr/sujet/jean-michel-blanquer "Aujourd’hui moi j’accueille tous les réfugiés qui le demandent, mais il y a trois ans, quatre ans, non ce n’était pas bien. Les bombes ne sont pas différentes quand elles tombent sur mes amis de Kiev que quand elles tombent sur mes amis d’Alep. Ce deux poids deux mesures n’est pas glorieux pour moi, ni pour nous. Ce n’est pas une erreur, c’est une faute", a-t-il conclu. 

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