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Grève du 5 décembre : l'ensemble de la gauche défilera, pas LR ni Le Pen

Le Rassemblement national est encore partagé sur sa participation à la mobilisation contre la réforme des retraites le 5 décembre prochain. À l'inverse, toute la gauche participera aux manifestations.

Le Rassemblement National, ici sa présidente Marine Le Pen, cumule une dette de 30 millions d'euros
Le Rassemblement National, ici sa présidente Marine Le Pen, cumule une dette de 30 millions d'euros
Crédit : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Romane Ganneval & AFP

Les partis de l'opposition rejettent tous le projet de réforme des retraites. Pour autant, les partis sont divisés sur l'opportunité de manifester ou pas le 5 décembre: l'ensemble de la gauche défilera, Les Républicains ne "soutient pas les manifestants" et le Rassemblement National est partagé.

En effet, s'il dénonce sans ambiguïté la réforme des retraites portée par le gouvernement, le Rassemblement national, est toujours divisé sur l'opportunité de manifester le 5 décembre. "Il y aura sûrement des responsables du RN qui iront" défiler contre la réforme du gouvernement, qui "sera le hold-up du siècle"a assuré Marine Le Pen. La présidente du parti d'extrême droite n'ira pas, mais laisse le "choix" à ses militants de descendre ou pas dans la rue.

Le trésorier du parti Wallerand de Saint Just, et le délégué national aux Ressources Jean-Lin Lacapelle, devraient "probablement" manifester le 5 décembre. Mais le député Louis Aliot considère que manifester "ne mène pas à grand-chose" et croit davantage "à la révolution par les urnes". Pour lui, "le débat sur les retraites ne se réglera pas dans la rue".

Mobilisation unanime à gauche

Olivier Faure, le chef de file du Parti socialiste, sera présent et le Conseil national du PS a appelé samedi 23 novembre à l'unanimité ses sympathisants à participer à la manifestation du 5 décembre contre le projet de réforme des retraites.

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Pour les socialistes, l'exécutif entretient "volontairement le flou sur une réforme qui semble conçue uniquement dans une logique comptable au détriment du niveau des pensions et de la solidarité collective".

Les Verts appellent eux aussi leurs militants à se joindre à la mobilisation. Ils dénoncent la logique du gouvernement qui serait, selon David Cormand, leur secrétaire national, d'"opposer les plus fragiles entre eux".

Pour les Insoumis, "la manifestation du 5 décembre sera le démarrage du grand mouvement contre la réforme des retraites" dont "l'objectif inavoué" est de "transférer les retraites vers le privé".

Nous y serons

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a déclaré début novembre : "Nous y serons". La France Insoumise prépare par ailleurs avec l'aide d'économistes un "contre-projet", qu'elle présentera d'ici "quelques semaines".

Enfin, Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste a confirmé sa présence "dans la rue" aux côtés des syndicats. "Le gouvernement sous-estime la colère profonde qui monte dans le pays", a-t-il déclaré jeudi 21 novembre sur RMC.

Après la mobilisation contre le projet de réforme du gouvernement, le PCF a par ailleurs appelé jeudi denier les partis de gauche et écologistes à participer à un meeting commun à Saint-Denis le 11 décembre pour avancer "des contre-propositions" sur le financement du système de retraites.

LR ne soutient pas les manifestants

"La droite ne soutient pas les manifestants, qui veulent que rien ne change" ni "le gouvernement, qui ne dit pas la vérité" mais elle se place "du côté de la majorité silencieuse" a résumé Damien Abad, président du groupe LR à l'Assemblée aux Echos.

"Les Français savent qu'une réforme est nécessaire, mais ils veulent qu'elle soit juste", a-t-il ajouté, appelant à "corriger deux injustices majeures: l'écart entre le public et le privé" et celui "entre les régimes spéciaux et le régime général".

"Nous sommes attachés au droit de grève mais une action syndicale ne peut avoir pour objectif de paralyser l'économie", estime-t-on chez Les Républicains.

D'où la proposition de loi de Bruno Retailleau, chef de fil LR au sénat, qui veut créer un "droit aux transports publics garanti" pour "instaurer un service minimum garanti" en cas de grève très suivie.

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