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"Gilets jaunes" : le gouvernement n'a "pas droit" à "un troisième samedi noir", selon Larcher

INVITÉ RTL - Le président du Sénat a réitéré sa demande de moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier.

Gérard Larcher au Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI
Gérard Larcher au Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI
Crédit : Laurent CHAMUSSY pour SIPA PRESS / RTL
Le Grand Jury de Gérard Larcher
00:52:08
Le Grand Jury de Gérard Larcher
00:52:08
Benjamin Sportouch & Marie-Pierre Haddad & AFP

Le gouvernement est "figé dans son attitude, entêté". Selon Gérard Larcher, la stratégie du gouvernement face aux "gilets jaunes" n'est pas la réponse adéquate. Lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche 2 décembre, le président du Sénat a exhorté l'exécutif à apporter "une réponse politique" à la crise des "gilets jaunes", jugeant que le gouvernement n'avait "pas droit" à "un troisième samedi noir" après les violentes manifestations de samedi.
 
L'État de droit a été "bafoué" et "la République malmenée (...) Mais la réponse doit être d'abord politique", a-t-il ajouté, réitérant son appel à un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier

"Je suis pour une réponse rapide. Le gouvernement a les moyens de cette réponse. L'Assemblée dans dix jours va discuter à nouveau du niveau des taxes sur l'énergie" que le Sénat à majorité de droite a voté dans le cadre du budget, a-t-il rappelé. Ma responsabilité de président d'une institution telle que le Sénat est de rappeler l'essentiel : maintenant, il faut qu'on sorte de cette crise".

L'hypothèse du retour de l'état d'urgence

Sur la gestion de l'ordre public, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "devra répondre devant la représentation nationale, et ce dès mardi au Sénat" devant la Commission des Lois, a souligné Gérard Larcher. Le dispositif était-il adapté ? "C'est ce qu'il faudra éclaircir dès mardi de manière claire, au delà des manifestations d'autosatisfaction", a-t-il dit, critiquant le choix de "considérer les Champs-Élysées comme une fan-zone".

Le président du Sénat n'a pas totalement écarté l'hypothèse du retour de l'état d'urgence. Il n'a pas écarté non plus la piste d'un référendum lancée par le président de son parti Laurent Wauquiez, mais en soulignant que cette procédure prenait "du temps" et qu'il y avait "urgence". 

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Faut-il interdire une éventuelle prochaine manifestation ? "Si on est incapable de la maîtriser, il faut l'interdire. Nous verrons dans quel état est l'exécutif. C'est sa mission, son devoir". 

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