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Exposition universelle 2025 : les dessous de l'annonce du renoncement de la France

CONFIDENTIELS RTL - La France a retiré sa candidature à l'organisation de l'Exposition universelle 2025, invoquant le risque financier - au grand dam des promoteurs du projet. Matignon assume son choix.

Le Premier ministre Édouard Philippe, le 19 décembre 2017
Le Premier ministre Édouard Philippe, le 19 décembre 2017
Crédit : AFP / Patrick Kovarik
Exposition universelle 2025 : les dessous de l'annonce du renoncement de la France
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Exposition universelle 2025 : les dessous de l'annonce du renoncement de la France
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Pauline de Saint-Remy
Pauline De Saint-Rémy
Journaliste

La France n'est plus candidate à l'organisation de l'Exposition universelle en 2025. La nouvelle avait, de toute façon, peu de chances d'être bien prise. Mais la forme a de quoi interroger, selon les défenseurs du projet.

Après avoir écrit au délégué interministériel en charge du dossier, Pascal Lamy, pour lui annoncer que la France retirait sa candidature, à laquelle des élus franciliens travaillent depuis plusieurs années, le premier ministre Édouard Philippe n'a pas pris la peine de les appeler personnellement.

Pas même le principal intéressé, à savoir le maire de Neuilly-sur-Seine et président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin. Comme les autres, il n'aura eu au téléphone avant la parution de l'article du Journal du dimanche, samedi 20 janvier au soir, qu'un membre du cabinet du Premier ministre. Voilà qui ne l'a pas aidé à digérer la nouvelle.

"Un peu d'esbroufe"

Mais à Matignon on assume parfaitement, laissant entendre que cette décision est loin d'être une surprise. "La concertation a commencé en septembre", souligne-t-on. Ajoutant qu'un consensus contre ce projet existait déjà à ce moment-là, notamment dans le milieu des affaires.

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Depuis "il a été validé par des chiffres", dit-on, grâce au rapport commandé par Édouard Philippe. D'où sa décision. Il y aurait donc, si l'on en croit l’entourage du Premier ministre, "un peu d'esbroufe" dans la réaction des défenseurs du projet. "C'est facile d'être audacieux avec l'argent des autres", balance même un conseiller un brin remonté.

Quel avenir pour la ligne 18 du métro ?

Un élu francilien à qui j'en parlais dimanche soir, et qui publiquement avait pourtant montré du doigt la décision du Premier ministre, reconnaissait même, hors micro, que sa décision était attendue. Le dépôt même de la candidature de la France au mois de septembre en avait surpris certains qui s'attendaient à le voir renoncer plus tôt.

Un sujet les préoccupe réellement en revanche : la question d'un recul éventuel de l'État sur le projet de la ligne de métro 18 du Grand Paris Express. Les arbitrages du Premier ministre sont attendus en début de semaine à ce sujet. Son cabinet jure que les deux décisions ne sont absolument pas liées.

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