2 min de lecture Élections européennes

Européennes : Jean-Luc Mélenchon violemment critiqué par le candidat Thomas Guénolé

Dans un communiqué, Thomas Guénolé, candidat LFI aux européennes, s'en prend au leader et au fonctionnement de la France insoumise. De son côté, le parti affirme avoir reçu un signalement pour "harcèlement sexuel" visant le politologue de 36 ans.

Jean-Luc Mélenchon le 20 mars 2019 Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / POOL / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Un "autocrate" aux "méthodes staliniennes". Ce portrait au vitriol de Jean-Luc Mélenchon est dressé par un candidat aux élections européennes de son propre camp : la France insoumise. Dans un communiqué explosif, le politologue Thomas Guénolé règle en effet ses comptes ce jeudi 18 avril avec le leader insoumis et le fonctionnement de son parti. 

"Comment peuvent-ils plaider sans relâche pour une vraie démocratie en France, eux qui organisent LFI comme une dictature?", s'y interroge-t-il. "Tandis que le soulèvement historique des 'gilets jaunes' exige le RIC et la démocratie directe, Jean-Luc Mélenchon, lui, gouverne LFI en autocrate."

"L'appareil central fonctionne comme une toile d'araignée: des cercles de plus en plus étroits, jusqu'à 'JLM' au centre qui in fine décide de tout ce qui compte en symbiose avec Sophia Chikirou", poursuit Thomas Guénolé. Le politologue de 36 ans, responsable de l'Ecole de formation de LFI, et candidat en 14e position, ne figurait plus ce jeudi sur la liste consultable sur le site internet du mouvement

"Je suis stupéfait", dit Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon n'a pas manqué de réagir à ces attaques sur Twitter : "Thomas Guénolé m'a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu'il me mette en cause de cette façon. Décidément, rien ne me sera épargné".

Soupçons d'harcèlement sexuel

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Attaqué, le comité électoral de LFI rétorque que Thomas Guénolé "instrumentalise des prétextes politiques pour sa défense". Il explique avoir "reçu un signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé". Le 3 mars, sa "cellule de veille et de vigilance" aurait ainsi été saisie. 

Danielle Simonnet, membre de cette cellule, a précisé que les faits visés avaient eu lieu avant que Thomas Guénolé, ancien chroniqueur sur RMC et ex-enseignant à Sciences Po Paris, ne rejoigne les Insoumis. La victime présumée s'est aperçue de la présence du politologue sur la liste pour les européennes et a envoyé un mail à LFI

Des "méthodes staliniennes"

Une mise en cause qui, selon le texte de Thomas Guénolé, relève de "méthodes staliniennes" destinées à étouffer ses critiques internes récurrentes et "faire pression sur moi pour que je retire 'spontanément' ma candidature LFI à l'élection européenne."

À un mois du scrutin, la campagne de LFI, qui peine à décoller, est une fois de plus éclaboussée, après les enquêtes ouvertes sur les comptes de campagne de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés, et plusieurs polémiques sur le manque de démocratie interne ayant mené à des départs.

Cette nouvelle crise chez LFI devrait prendre une tournure judiciaire. Thomas Guénolé a indiqué que son avocat préparait une plainte contre son accusatrice pour dénonciation calomnieuse, ainsi qu'une "procédure judiciaire" contre la France insoumise.

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