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Emmanuel Macron : retraites, Amazonie, Mercosur... Ce qu'il faut retenir

ÉCLAIRAGE - Après s'être adressé aux Français pour l'ouverture du sommet du G7, le président de la République en dresse désormais le bilan.

Emmanuel Macron le 26 août 2019
Emmanuel Macron le 26 août 2019 Crédit : FRANCE TELEVISIONS / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Une rentrée internationale pour amorcer les chantiers sur le plan national. Emmanuel Macron avait assuré aux Français, lors d'une allocution télévisée le 24 août dernier, qu'il leur rendrait compte des décisions prises lors du sommet du G7. C'est chose faite. Ce lundi 26 août, le président de la République a répondu à une interview sur France 2. 

Quelques heures avant, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse avec Donald Trump, lors de laquelle les deux présidents ont affiché leur entente. Ce sommet a été "deux jours de grande unité", a d'ailleurs déclaré le président américain

Le chef d'État français a expliqué avoir trouvé un "très bon accord" avec les États-Unis sur la taxation des géants du numérique (Gafa), un sujet de discorde entre Paris et Washington. Les pays du G7 ont convenu de "trouver un accord en 2020 dans le cadre de l'OCDE" concernant une taxe internationale sur les Gafa.

"Rien n'est décidé" sur les retraites

Emmanuel Macron est revenu sur la réforme des retraites, dont les premières discussions avec les partenaires sociaux commenceront le 5 septembre. Sur la mise en place éventuelle d'un âge pivot à 64 ans pour le départ à la retraite, le président de la République a assuré que "rien n'était décidé". 

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Le président de la République a affiché sa "préférence" : pour "que ce soit juste en termes de cotisations (...), je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a-t-il plaidé sur France 2.

"Éradiquer progressivement la grande violence"

Toujours sur le plan national, Emmanuel Macron est revenu sur la crise des "gilets jaunes". Le président de la République assure vouloir "éradiquer progressivement la grande violence". Interrogé lors du 20 Heures sur les violences survenues lors de plusieurs samedis de manifestation des "gilets jaunes", le président de la République a regretté "des scènes d'une violence extrême à l'égard des forces de l'ordre, des journalistes, des commerçants, de symboles de notre pays comme l'Arc de Triomphe".

"Ce que demandent nos citoyens, c'est qu'il n'y ait pas de désordre. La violence de certains manifestants, des Blacks Blocks, a travesti ce qu'était ce mouvement" des "gilets jaunes", a-t-il dénoncé, rapportant en avoir été "profondément heurté".

Le chef de l'État a réitéré son souhait d'avoir "une réflexion collective et un travail pour qu'on éradique progressivement la grande violence, c'est-à-dire qu'il faut qu'on puisse, avec ceux qu'on appelle les Blacks Blocks - qui souvent étaient la cause de tout ça, qui s'infiltrent et provoquent -, qu'on arrive à une solution durable".

Selon les "gilets jaunes" qui ont organisé une "marche des mutilés" début juin, 23 personnes ont été éborgnées depuis le début du mouvement le 17 novembre, cinq ont perdu la main, un a été amputé d'un testicule, un a perdu l'odorat et une "dizaine" de manifestants ont eu d'autres blessures graves (à la mâchoire, au pied...). Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur à la mi-mai, 2.448 blessés ont été recensés côté manifestants et 1.797 parmi les forces de l'ordre, sans plus de précisions sur la gravité des blessures.

Une "part de complicité" dans la destruction de l'Amazonie

Le sujet au cœur des négociations du G7 fut incontestablement les incendies qui détruisent l'Amazonie. Le président français a rencontré ce lundi soir le cacique Raoni, figure de la lutte contre la déforestation en Amazonie, a annoncé ce dernier lors d'une conférence de presse à Bidart, près de Biarritz où s'est clôt le sommet du G7.

Concernant les tensions avec Jair Bolsonaro, Emmanuel Macron a déclaré : "Jamais je n'ai tenu un propos qui irrévérencieux à l'égard de l'un de mes homologues. Il n'en est pas de même de la part du président Bolsonaro (...) Je distingue toujours les peuples, des dirigeants".

Sur l'Amazonie, le président français estime que "chaque pays est concerné (...) et compte-tenu de l'enjeu nous sommes tous concernés". Et d'ajouter : "On a une part de complicité", dans la destruction de la forêt amazonienne.

Mercosur : "En l'état, je ne le signerai pas"

Au delà des déclarations polémiques avec le président brésilien, Emmanuel Macron maintient son bras de fer avec son homologue sur le Mercosur. "J'ai toujours été prudent parce qu'on n'avait pas le détail. Le Ceta avec le Canada on l'a beaucoup amélioré", a indiqué le président de la République.

"Un accord c'est un tout, il faut qu'on respecte nos engagements climatiques. Bolsonaro a renvoyé des scientifiques indépendants. Ce n'est pas moi qui ai changé, c'est simplement lui qui n'a pas respecté sa parole. En l'état, je ne signerai pas le Mercosur", a-t-il déclaré.

Biarritz : une indemnisation pour les commerçants de

Emmanuel Macron a tenu à remercier les habitants de Biarritz. Avec l’organisation du G7, la ville était devenue un vrai bunker, tant le dispositif policier était strict. Le président de la République a promis : "On indemnisera les commerçants qui ont eu à subir des pertes importantes".

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