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Emmanuel Macron : l'annonce à laquelle il a renoncé au dernier moment

INFO RTL - Il y a au moins une annonce que le chef de l’Etat aurait pu faire mais à laquelle il a renoncé lors de sa conférence de presse ce jeudi 25 avril. Emmanuel Macron a longtemps hésité à annoncer un référendum sur deux mesures constitutionnelles.

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Emmanuel Macron : l'annonce à laquelle il a renoncé au dernier moment Crédit Image : ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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édité par Thomas Pierre

S’il a largement évoqué les questions institutionnelles, il a notamment confirmé son ambition d’introduire une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée nationale et de réduire de 30% le nombre de parlementaires, ainsi qu’il s’y est engagé. Il avait aussi envisagé d’annoncer qu’il soumettrait ces propositions à référendum, et ce jusque dans les heures qui ont précédé sa prise de parole. 

Voilà ce qu'a confié l’un de ses interlocuteurs à RTL. "Oui, il l’a soupesé", a confirmé un autre. Plusieurs membres de son entourage lui ont en tout cas signifié leurs réticences. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, entre autres, y est opposé. Il espère de son côté que les deux assemblées feront sur ce sujet la "preuve de l’efficacité de la démocratie représentative". 

Traduction : il veut en passer par une simple réforme et donc par un accord avec le Sénat. Le chef de l’Etat a d’ailleurs envoyé des signaux d’apaisement sur ce sujet au président du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, en expliquant qu’il ne serait pas arc-bouté sur le nombre de 30. 

Il y a eu ce qu’on voyait à la télé, et puis le reste...

Le reste, tous ces petits riens que la mise en scène léchée n’a évidemment pas laissé paraître. La nouvelle moquette, par exemple, de la salle des Fêtes de l’Elysée, une moquette grise qui, comme les sortes de panneaux gris eux aussi qui ont supplanté les lourds rideaux rouges ou encore les tapisseries disparues, a suscité quelques commentaires piquants chez certains journalistes. 

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Et surtout parmi les plus habitués des conférences de presse présidentielles. "On se croirait plutôt au Hyatt de Singapour que chez les Pompadour!", ricanait par exemple une directrice de rédaction assise non loin de moi. 

Les quatre-cinq premières questions posées par des journalistes avaient été "balisées" par l’Elysée : une agence, une télévision, une radio, un hebdomadaire. Dur dur d’attraper ensuite un micro sans avoir préalablement échangé avec les attachés de presse, qui, casque sur la tête et téléphone à la main, distribuaient la parole au compte-gouttes.

Prière pour le gouvernement de laisser son portable

Les membres du gouvernement avaient été priés de laisser leur téléphone dans une boîte à l’entrée, exactement comme ils le font pour le conseil des ministres. Seul un petit nouveau, le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, avait réussi à échapper à la règle. En réalité il prenait bravement des notes, comme tous les autres sur leur cahier, d’ailleurs. 

Edouard Philippe le premier, qui est resté cramponné à son carnet de la marque Moleskine, pour la petite histoire une technique adoptée en son temps par Alain Juppé, le père en politique d’Edouard Philippe, à qui un jour l’un de ses communicants avait conseillé de prendre des notes quand il doit écouter : "ça pose, ça occupe", et "ça évite d’avoir l’air de se faire ch...", pardon de s’ennuyer. 

À noter qu’à l’issue de la conférence de presse les ministres sont repartis groupés pour se retrouver dans un autre salon, de l’autre côté de l’Elysée, avec une partie de leurs collaborateurs et autour d’Emmanuel Macron, histoire de se dégourdir les jambes et de débriefer de façon très informelle. Le chef de l’Etat qui n’a pas pris la parole passait de groupes en groupes a remercié ses équipes notamment celles qui s’étaient chargées de la réalisation et de la scénographie. 

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