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Emmanuel Macron giflé : le président "relativise" quand la classe politique s'alarme

ÉCLAIRAGE - Dans un entretien au "Dauphiné Libéré", le président de la République a évoqué "un fait isolé". "Je vais toujours au contact, à portée d'engueulade comme je dis", a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron, le 8 juin 2021
Emmanuel Macron, le 8 juin 2021
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste

"Relativiser". Quelques heures après son déplacement dans la Drôme et après avoir été giflé par un homme, Emmanuel Macron joue la carte de l'apaisement. Le président de la République a dénoncé "des faits isolés" faits par "des individus ultraviolents". Dans un entretien au Dauphiné Libéré, le chef de l'État a indiqué ne pas souhaiter "que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste". 

Dès la publication d'une vidéo amateur sur les réseaux sociaux montrant la scène, l'ensemble de la classe politique, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, a condamné ce geste et s'est dite "solidaire" du chef de l'État.

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a réclamé sur LCI le retour des peines planchers pour le type d'agression subie par Emmanuel Macron. "Je suis tous les jours à portée de gifle, ça fait vingt ans que je fais de la politique et que cette violence existe", a-t-elle expliqué avant d'ajouter que "cela fait partie de la politique".

"Ne pas dramatiser"

Même s'il condamne la violence de l'acte, Emmanuel Macron relativise, contrairement au reste de la classe politique. Le président de la République assure qu'il ne compte pas changer le programme de son tour de France. "Moi je continuerai à aller partout, a-t-il assuré. Je vais toujours au contact, à portée d'engueulade comme je dis. Et j'y tiens. Les gens m'expriment leur colère, parfois leur désarroi et je suis toujours là". 

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Même ligne chez le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Invité d'Europe 1, il a indiqué que la gifle infligée à Emmanuel Macron est un acte "grave", mais qui n'est "pas représentatif" des Français ou même de la "colère" d'une partie d'entre eux. Selon lui, il s'agit d''"un fait isolé, parce qu'il ne faut pas donner le sentiment que ce qui a été fait par cet homme est représentatif de la société ou de la population française, y compris d'une forme de colère de la part d'une partie des Français". 

Pour Christophe Castaner, "le mieux c’est de ne pas changer, ne pas dramatiser, sans nier la violence symbolique du geste". Sur France inter, le président du groupe La République En Marche à l'Assemblée a évoqué un "double sentiment" sur "le fait que cette gifle est adressée à la fonction et touche la nation toute entière et "celui de ne pas surdimensionner l'incident".

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