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Emmanuel Macron fustige les "bourgeois des centres-villes" qui financent "parfois" le narcotrafic

Le président français s'est exprimé lors du Conseil des ministres ce mercredi 19 novembre où la question du narcotrafic a été évoquée, après la mort à Marseille de Mehdi Kessaci, frère d'un militant engagé.

Le président français Emmanuel Macron, au Brésil, le 6 novembre 2025

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

AFP - édité par Juliette Vignaud

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Le président Emmanuel Macron a estimé, ce mercredi 19 novembre, lors du Conseil des ministres que ce sont "parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants", selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon lors de son compte-rendu. 

Le chef de l'État a appuyé "l'importance d'une politique de prévention et de sensibilisation puisque, je reprends ses mots, 'c'est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants'", a précisé Maud Bregeon, ajoutant : "On ne peut pas déplorer d'un côté les morts et de l'autre continuer à consommer le soir en rentrant du travail."

Emmanuel Macron a également insisté sur "la nécessité d'avoir une approche interministérielle du très local à l'international". La question est au centre du débat public depuis l'assassinat jeudi à Marseille de Mehdi Kessaci, le frère d'un militant engagé contre le narcotrafic. Mardi, le chef de l'État avait appelé à adopter face au narcotrafic la même approche que contre "le terrorisme", à l'issue d'une réunion d'urgence à l'Élysée sur le sujet.

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"Je pense que la doctrine d'emploi des forces de l'ordre depuis un an n'a pas été la bonne. Je pense qu'il y a eu un relâchement sur la question du narcotrafic", a de son côté dénoncé Benoît Payan, le maire de Marseille, ce mercredi matin sur RTL. "Il nous faut des moyens de police judiciaire, scientifique et financière", a énuméré l'édile, réclamant l'installation du parquet national anticriminalité organisé (Pnaco) à Marseille.

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