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Élections régionales : une candidate RN désinvestie après des propos racistes

Une candidate RN aux élections départementales et régionales, à Bordeaux et en Nouvelle-Aquitaine, a été désinvestie par le parti après des propos antisémites. D'autres candidats RN ont également été désinvestis récemment.

Photo prise au siège du Rassemblement National (RN) à Nanterre, près de Paris, le 29 janvier 2021. (Illustration)
Photo prise au siège du Rassemblement National (RN) à Nanterre, près de Paris, le 29 janvier 2021. (Illustration)
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

La candidate du Rassemblement National aux élections départementales en Gironde ainsi qu’aux régionales en Nouvelle-Aquitaine, Marta Le Nair, a été suspendue de son parti pour avoir tenu des propos à caractère antisémite, a-t-on appris vendre 4 juin. 

"Après avoir pris connaissance des propos ignobles tenus par Madame Marta Le Nair, candidate sur le canton Bordeaux 5", le RN de Gironde "a décidé, en accord avec la direction nationale, de retirer son soutien à cette candidate et de la suspendre du Rassemblement National", a indiqué le vendredi 4 juin dans un communiqué le RN de Gironde.

Des propos publiés sur le compte Facebook de la candidate, datant de 2015 et 2020, avaient été rapportés la veille, avec des captures d'écran, sur Twitter. Marta Le Nair est également candidate aux régionales, sur la liste conduite par Edwige Diaz. Vendredi, le RN de Gironde a "réitéré sa condamnation la plus ferme de l'antisémitisme qui n'a pas sa place dans ses rangs". 

Propos racistes, antisémites, condamnation pour violences conjugales ou agressions sexuelles sur mineur… Le grand tri du Rassemblement national dans ses rangs a mené au retrait d'autres investitures.

Des candidats désinvestis en Nouvelle-Aquitaine et dans les Ardennes

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En Creuse, c'est également un candidat aux régionales, Thierry Morin, dont l'investiture a été retirée et qui fait l'objet d'une procédure d'exclusion du parti, selon le délégué départemental RN Damien Demarigny à l'AFP. L'homme a été condamné jeudi à 9 mois de prison dont six avec sursis pour violences conjugales. Déjà condamné à deux mois avec sursis en février pour menaces de mort contre une ex-épouse, il a été placé en détention.

Le responsable creusois a précisé à l'AFP que les sanctions avaient été prises avant procès, après avoir été mis au courant des faits. "Je ne peux accepter un candidat ayant perpétré des violences conjugales", a-t-il dit, "les faits eux-mêmes m'ont suffi pour le désinvestir". Il n'était pas au courant des faits antérieurs, a-t-il ajouté, n'ayant accordé l'investiture que sur le "déclaratif", après avoir rencontré le candidat pendant quatre heures.

Ces derniers jours, deux autres candidats de Nouvelle-Aquitaine ont été sanctionnés : Geneviève Veslin (départementales, Creuse), après des propos racistes et antisémites sur les réseaux sociaux, et Danièle Delavaud (départementales, Corrèze), pour des propos à caractère raciste.

Dans les Ardennes, la même sanction a été prise contre d'Éric Dureux (canton de Sedan-3), après la révélation par France 3 Ardennes que cet ex-militaire quinquagénaire, déjà candidat RN aux départementales en 2015, avait été condamné en mars 2017 à 8 mois de prison avec sursis et à une inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS) pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. 

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