1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. ÉDITO - Réforme des retraites : Macron n'a plus rien à perdre, selon Alba Ventura
2 min de lecture

ÉDITO - Réforme des retraites : Macron n'a plus rien à perdre, selon Alba Ventura

Emmanuel Macron considère qu'il est en mission, que cette réforme des retraites, il faut la faire, que le pays en a besoin, estime Alba Ventura.

ÉDITO - Réforme des retraites : Macron n'a plus rien à perdre, selon Alba Ventura
00:02:17
L'invité de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura - édité par William Vuillez

Emmanuel Macron a l'air bien décidé à mettre en œuvre très vite la réforme des retraites. C'est simple, à l'Élysée, ils ont un discours très bien rodé qui consiste à dire qu'Emmanuel Macron a été élu avec un projet de report de l'âge de la retraite. Donc il va appliquer son programme. On prend bien soin de dire aussi que pour la méthode, c'est à Matignon que cela se passe, que tout ce qui est pénibilité, carrières longues, c'est dans les mains d'Élisabeth Borne, la Première ministre. Mais les proches du président le répètent : le principe a été validé par l'élection.

Emmanuel Macron considère en fait qu'il est en mission, que cette réforme, il faut la faire, que le pays en a besoin. Lorsqu'il était arrivé au ministère de l'Économie, sous le quinquennat de François Hollande, il disait : "Moi, je suis là pour mettre les mains dans le moteur et pour déverrouiller ce pays". Il sait très bien que c'est une réforme impopulaire et c'est d'ailleurs pour ça qu'il ne veut pas trop traîner. C'est maintenant qu'il faut acter la réforme et pour ce qui est du dialogue social, pour les contours de la réforme, ce sera défini dans un second temps

Il faut mesurer qu'Emmanuel Macron est un président qui ne peut pas se représenter. En fait, il n'a plus rien à perdre, mais c'est quand même un énorme risque politique, parce qu'on n'a jamais vu un président faire passer une réforme majeure sans avoir une majorité absolue. Il prend le pari qu'avec la droite, ça passera. Il pense qu'elle se ralliera parce que cette réforme, les Républicains l'auraient faite.

Il prend le pari avec aussi une partie de la gauche, la plus raisonnable, ceux qui n'ont pas envie d'avoir un pays bloqué. Mais attention, il y a le Parlement et puis il y a la rue, les classes moyennes qui vont prendre cette réforme de plein fouet. La question, c'est en fait à quel point le pays est volatil. Dominique de Villepin appelait ça "l'État insurrectionnel". Et quand le pays commence à se bloquer, on ne sait pas bien ce qu'il peut en sortir.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire