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ÉDITO - Pouvoir d’achat : Emmanuel Macron, l’arroseur de sable arrosé

Le gouvernement, par sa générosité, a mis le sujet du pouvoir d’achat au centre du débat en pleine campagne électorale au risque de se piéger lui-même.

Emmanuel Macron, le 28 septembre 2021
Emmanuel Macron, le 28 septembre 2021
Crédit : Ludovic MARIN / AFP / POOL
Pouvoir d'achat : Emmanuel Macron, l'arroseur de sable arrosé
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L'Edito Politique du 27 janvier 2022
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost - édité par Marie-Pierre Haddad

Sur le pouvoir d’achat, Emmanuel Macron est dans une mauvaise passe. C’est l’arroseur de sable arrosé. À vouloir régler un vrai problème, Emmanuel Macron est en train d’en faire un très gros problème. Le problème, c’est le pouvoir d’achat

La hausse des prix et celui de l’énergie en particulier ont été identifiés très vite par le gouvernement. Les "gilets jaunes" sont passés par là et reste un traumatisme vivace chez nombre de conseillers et de ministres. Emmanuel Macron a donc dégainé à la vitesse de l’éclair un quasi-blocage des prix sur le gaz et l’électricité et un chèque énergie, puis un chèque inflation

Cette célérité commence à ressembler à une spirale infernale. Les prix à la pompe ont encore augmenté. Hop, il a fallu moins de deux jours au premier ministre Jean Castex pour dégainer cette semaine une hausse du forfait kilométrique. C’est sans fin !

Une fuite en avant ?

Ces aides sont importantes pour les Français. Sauf que le gouvernement, par sa générosité, a mis le sujet du pouvoir d’achat au centre du débat en pleine campagne électorale au risque de se piéger lui-même. Le pouvoir d’achat, c’est le sujet de toutes les démagogies et de toutes les surenchères. Le prix de l’essence en particulier est un piège politique redoutable.

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Si un candidat propose 100, ce n’est pas difficile pour son voisin de dire 200 et on termine avec des bonimenteurs à 500 sans le moindre début de centime de ressource. C’est comme baisser les impôts sans jamais faire d’économie. Ça s’appelle une fuite en avant.

C’est une fuite en avant est-elle électoraliste ? Oui mais au point où ça finit même par faire douter autour du chef de l’État. Un responsable de la majorité s’en inquiète. À un moment, "l’opinion peut finir par se dire que nous sommes en train d’acheter l’élection". Et il n’y a pas besoin de ça pour faire chauffer la température sociale.

Ces bonnes nouvelles réveillent les revendications

Olivier Bost

Il y a une journée de grève aujourd’hui, un mouvement dans le public et le privé pour le pouvoir d’achat et les retraites. Hier, c’était la grève chez EDF plombé par le gel du prix de l’électricité. Deux semaines avant, la gestion foutraque du Covid avait provoqué une grève chez les profs. Autant d’alerte avant une élection présidentielle sur l’ambiance générale.

Pourtant, sur le plan économique cela va mieux. Les chiffres du chômage sont au plus bas depuis 10 ans. La France s’en sort mieux que tout le monde, comme l’a relevé un prix Nobel d’économie dans le New York Times en début de semaine. Ces bonnes nouvelles réveillent les revendications.

Il ne faut jamais oublier une règle : quand ça va mal, chacun cherche à sauver sa peau. Quand ça va mieux, chacun veut en profiter. Pour Emmanuel Macron, c’est à double tranchant. Président, il peut se targuer de ses résultats. Candidat, il aura des électeurs plus exigeants.

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