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DIAPORAMA - Emmanuel Macron accueilli comme un prince en Andorre

"Co-prince" d'Andorre au nom d'une tradition qui remonte à Charlemagne, le chef de l'État a multiplié les bains de foule dans la principauté.

En Andorre, Emmanuel Macron a été accueilli par des centaines d'écoliers. Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP | Date : 14/09/2019
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En Andorre, Emmanuel Macron a été accueilli par des centaines d'écoliers. Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP | Date : 14/09/2019
Le chef de l'État a longuement salué les écoliers venus l'accueillir. Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP | Date : 14/09/2019
Le chef de l'État a multiplié les bains de foule. Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP | Date : 14/09/2019
Emmanuel Macron a fait ce vendredi la tournée des sept paroisses d'Andorre. Crédits : Thierry BRETON / POOL / AFP | Date : 14/09/2019
Selfies et discussions ont été au menu de ce déplacement en Andorre. Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP | Date : 14/09/2019
Un accueil plus que chaleureux a été réservé au "co-prince" d'Andorre. Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP | Date : 14/09/2019
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Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

En déplacement en Andorre ce vendredi 13 septembre, Emmanuel Macron a été accueilli par une foule d'enfants l'acclamant aux cris de "Vive le prince !". "Co-prince" d'Andorre au nom d'une tradition qui remonte à Charlemagne, le chef de l'État a visité les paroisses (communes), encaissés au milieu des montagnes pyrénéennes auxquelles il est très attaché, savourant le plaisir de saluer longuement les centaines d'écoliers présents.

Il a passé plusieurs heures à signer leurs drapeaux et même leurs baskets ou leur avant-bras, assumant sans complexe sa "charge" princière et son histoire séculaire. "Il y aura pendant longtemps deux visages bienveillants qui vous regardent", a-t-il lancé à l'un des maires, en référence aux portraits des deux co-princes qui ornent les mairies, le sien et celui de l'archevêque d'Urgell (Catalogne). 

Interpellé sur les retraites

L'actualité française l'a rattrapé lorsqu'un couple de retraités l'a interpellé pour lui vanter le régime de retraites d'Andorre, un système à points avec un âge de départ à 65 ans. "Le système a été créé en 1968, avec l'aide d'experts français qui sont venus en Andorre et ont dit qu'il ne fallait pas répéter les erreurs du système français. Et qu'il était préférable d'avoir un âge de départ à 65 ans et un système à points", ont-ils expliqué. 

"Et vous vous en portez bien ? Et c'est lisible pour les gens ?", leur a demandé avec intérêt le Président. "Oui oui", lui a assuré le mari, "et c'est très équitable". Ici "il y a un consensus qui s'est créé". Mais "quand on passe d'un système à l'autre, la peur parfois est là", a conclu Emmanuel Macron, qui a refusé de s'exprimer sur la grève très suivie de la RATP, justement contre la réforme des retraites.

Macron encourage les Andorrans à "choisir l'Europe"

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Tout en couvrant ses hôtes de louanges sur la beauté de leur territoire, le chef de l'État, qui se définit comme "un enfant des Pyrénées", s'est permis une critique voilée de la fiscalité très allégée que continue à appliquer Andorre, même si l'OCDE l'a rayée de sa "liste grise" des paradis fiscaux depuis 2010.

Il les a aussi encouragés à "choisir l'Europe" en menant à terme les difficiles négociations engagées depuis 2015 sur un accord d'association avec l'UE, la voie vers "un nouveau modèle, qui ne repose pas sur des exemptions et des facilités mais sur la beauté des paysages, la force du tissu économique". "Je crois que ce choix d'ouverture est le bon. Andorre est européenne, évidemment", a-t-il lancé le soir devant plusieurs centaines d'Andorrans.

Le président français a également souhaité soutenir la langue française en Andorre et promis de rétablir des services consulaires pour les résidents français.

L'avortement ? Pas à lui de décider

Quant à l'interdiction de l'avortement, qui oblige les Andorranes à se rendre en Espagne ou en France pour interrompre une grossesse, ce n'est pas au co-prince de décider pour les Andorrans, a-t-il plaidé sous les applaudissements de la population. La députée du Val-de-Marne Albane Gaillot, qui vient de se mettre en retrait de LaREM, l'avait interpellé jeudi pour lui demander d'intervenir sur ce sujet.  

"J'ai toujours défendu le droit des femmes à disposer de leur corps et en tant que président français j'ai fait de l'égalité hommes-femmes une priorité", mais "en tant que co-prince, qui serais-je pour dire à votre peuple ce qu'il convient de faire, vous qui démocratiquement choisissez vos lois ? Il vous appartiendra lors d'élections d'obtenir la majorité qui vous permettra d'obtenir ces évolutions", a-t-il déclaré à l'adresse de militantes pro-avortement qu'il avait rencontrées quelques instants plus tôt. "Nous continuerons dans les hôpitaux en France à accueillir les situations qui nécessitent cet engagement", a-t-il précisé devant la presse. 

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