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"Des aventures personnelles" : sur RTL, Élisabeth Borne critique la "fragmentation" du centre ouvrant la voie à un duel LFI/RN au second tour en 2027

L'ancienne Première ministre a mis en garde contre le risque d'un second tour de l'élection présidentielle opposant la France insoumise au Rassemblement national. "Mon ambition est d'arriver à rassembler", a-t-elle indiqué.

Élisabeth Borne dans le studio de RTL le 1er juin 2026

Crédit : RTL

Elisabeth Borne est l'invitée de Thomas Sotto

00:10:07

Elisabeth Borne est l'invitée de Thomas Sotto

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Thomas Sotto & Marie-Pierre Haddad

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Après Gérald Darmanin et Yaël Braun-Pivet, Élisabeth Borne a alerté, ce lundi 1er juin, sur la multiplication des candidatures du bloc central et à droite, en vue de l'élection présidentielle de 2027. Invitée de RTL, l'ancienne Première ministre n'a pas assisté au premier meeting de campagne de Gabriel Attal, même si son parti Bâtissons Ensemble y était représenté. 

Selon elle, ce meeting est "le premier d'une série de meetings qui est le symptôme de cette fragmentation de la classe politique entre les extrêmes avec beaucoup d'aventures personnelles". Le risque ? Un second tour de l'élection présidentielle opposant le Rassemblement national à la France insoumise. "Je pense qu'il faut rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée", a-t-elle estimé. 

"Il y a d'autres candidats naturels"

Élisabeth Borne a ainsi visé "Attal, Philippe, Retailleau...". "Tout le monde est déjà en train de se lancer dans la bagarre", regrette-t-elle apportant un doute sur la possibilité pour ces candidats de se rassembler. "Pendant ce temps-là, l'essentiel de l'énergie (...) soit consacrée à faire baisser l'autre ou passer devant et cela met le pays en risque", a-t-elle ajouté. 

Patron du parti Renaissance lancé par Emmanuel Macron, Gabriel Attal a présenté, le samedi 30 mai, la France insoumise et le Rassemblement national comme ses "adversaires" à la présidentielle. L'ancien Premier ministre a appelé les Français non pas à faire barrage contre eux, mais à "submerger" ceux qui sont à ses yeux des "marchands de haine" et "apôtres du déclin". 

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Gabriel Attal était ainsi entouré de quelque dizaines de parlementaires, quatre ministre mais cela n'est pas suffisant, selon Élisabeth Borne pour en faire un candidat naturel. "Il y a d'autres candidats naturels", a-t-elle répondu.

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