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"Il n'y a plus de discussion dans le parti" : les coulisses du départ d'Élisabeth Borne de la direction de Renaissance

L'ancienne Première ministre a évoqué "un désaccord à la fois de fond et de méthode" avec Gabriel Attal.

Elisabeth Borne et Gabriel Attal, lors de la passation de pouvoir à Matignon, le 9 janvier 2024

Crédit : EMMANUEL DUNAND / POOL / AFP

Élisabeth Borne annonce son retrait de la direction de Renaissance

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Pauline Théveniaud

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"J’ai un désaccord à la fois de fond et de méthode". Élisabeth Borne a annoncé son retrait de la direction de Renaissance. Même si elle en reste adhérente, Élisabeth Borne a indiqué "démissionner du Conseil national" du parti et "se mettre en retrait du bureau exécutif". Elle en a aussi profité pour annoncer la création d'une nouvelle "structure" : "Bâtissons ensemble". Sa vocation ? "Rassembler au-delà des partis", a-t-elle déclaré. 

La rupture est donc désormais officiellement consommée mais l'idée quant elle a pris le temps de germer. En témoigne cette anecdote rapportée à RTL. Le 4 mai, L'ancienne Première ministre n'était pas présente lors du bureau exécutif de Renaissance. Un signe avant-coureur. 

Le caractère "bonapartiste du parti"

Qu'à cela ne tienne, Gabriel Attal a annoncé que le Conseil national du parti serait convoqué, mardi 12 mai afin de statuer sur le mode de désignation du candidat à la présidentielle – sans suspense aucun, puisque ce sera Gabriel Attal.  

Tout cela sans prévenir Élisabeth Borne, qui préside pourtant ce Conseil national. Cette dernière a appris la convocation de l’instance qu’elle dirige, dans le compte-rendu envoyé sur les boucles du parti.
 
Toujours lors de ce bureau exécutif, l’un de ses très proches, le député Renaissance du Val-de-Marne, Guillaume Gouffier-Valente, a dénoncé le caractère "bonapartiste du parti et le faire que les primaires ouvertes (pour désigner le candidat à la présidentielle, ndlr) soient écartées". Selon nos informations, il se retire lui aussi des instances du parti et d’écrire à Gabriel Attal pour le lui annoncer.
 
"Il n'y a plus de discussion dans le parti, plus de réel débat. Il y a une mise à l’écart d’Élisabeth Borne", dénonce-t-il auprès de RTL.

Côté Attal, on minimise

"Les conditions du débat, ça se crée ! Ce n’est pas le moment de partir... Ce n’est pas de bon aloi à un an de la présidentielle", désapprouve un autre député Renaissance.
 
Pas de réaction, à ce stade, de la direction de Renaissance. Côté Attal, on minimise l'évènement. Lui joue la rupture, il ne veut pas autour de lui de visage déjà vu. "On ne fait pas la Nouvelle République - c'est son slogan - avec Élisabeth Borne", dit un soutien. La principale concernée ne se rendra pas au grand meeting du patron du parti organisé le 30 mai.

Mais attention, alerte un ponte macroniste : "Pour être président, il faut savoir rassembler tout le monde. Ce départ, c'est l'illustration qu'il est incapable d'élargir."

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