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"Communautarisme" contre "repli identitaire" : Élisabeth Borne se dit sur RTL "incapable de voter pour un candidat LFI ou un candidat RN" à la présidentielle

Invitée du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, ce dimanche 10 mai, l'ancienne cheffe du gouvernement refuse de faire un choix entre la France insoumise et le Rassemblement national si les deux formations venaient à se qualifier pour le second tour de la présidentielle.

Élisabeth Borne invitée du Grand Jury, le 10 mai 2026

Crédit : Nicolas Kovaric/RTL

Le grand jury d'Élisabeth Borne

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Le grand jury d'Élisabeth Borne

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Olivier Bost & Justine Audollent

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Un "choix impossible" en vue de la présidentielle 2027. Invitée du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, ce dimanche 10 mai, Élisabeth Borne indique qu'elle serait "incapable de voter pour un candidat LFI et évidemment pour un candidat RN", si les candidats des deux partis venaient à se qualifier au second tour de l'élection présidentielle de l'année prochaine. 

"Je pense que LFI ne fait que faire monter le Rassemblement national", ajoute l'ancienne Première ministre qui remet en cause le concept de "Nouvelle France" lancé par la France insoumise. 

"Ce qui me déplaît, c'est la remise en cause de l'universalisme auquel je suis très attachée, c'est-à-dire qu'on n'est pas jugé en fonction de sa couleur de peau, de sa religion. Cette remise en cause est le fait à la fois de LFI qui prône un communautarisme et du Rassemblement national qui plaide pour un repli identitaire". 

Vers une alliance avec la "gauche réformiste"

Par ailleurs, Élisabeth Borne appelle le bloc central à ce qu'il n'y ait qu'un seul candidat pour la présidentielle. Édouard Philippe ou Gabriel Attal ? La députée du Calvados indique qu'elle soutiendra "tout candidat qui représente [sa] famille politique qui rassemble, qui permet déjà d'éviter un deuxième tour entre les extrêmes et qui permet d'éviter une victoire du Rassemblement national".

Elle n'exclut pas également de travailler, à l'avenir, avec une partie de la gauche. "Je propose de travailler de la gauche réformiste à la droite modérée. Je pense qu'on peut dire que Raphaël Glucksmann, comme Bernard Cazeneuve, comme François Hollande, incarnent une gauche réformiste qui croit à l'Europe, qui pense qu'il faut produire de la richesse avant de la redistribuer. J'espère qu'elle défend évidemment l'égalité des chances", indique-t-elle sur RTL. 

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