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Gabriel Attal lors de son premier meeting de campagne pour la présidentielle 2027, le 30 mai 2026
Crédit : LOU BENOIST / AFP
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Gabriel Attal a présenté ce samedi 30 mai La France insoumise et le Rassemblement national comme ses "adversaires" à la présidentielle, appelant les Français non pas à faire barrage contre eux, mais à "submerger" ceux qui sont à ses yeux des "marchands de haine" et "apôtres du déclin".
"Ce qu'il faut, plutôt qu'un barrage, c'est submerger la France insoumise et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de Français qui se seront mis à espérer pour leur pays", a affirmé le candidat de Renaissance à la présidentielle lors de son premier meeting de campagne à Paris. "Mes adversaires, c'est La France insoumise et le Rassemblement national", a expliqué l'ancien Premier ministre, présentant ces deux formations comme celles "qui attisent les haines dans notre pays, qui s'en prennent à nos compatriotes juifs, à nos compatriotes musulmans".
Il a également décrit les projets du RN et de LFI comme "un péril pour la France qui laissera (le pays) fissuré, brisé, laminé". Sous les acclamations de ses soutiens réunis au parc des expositions de la porte de Versailles, Gabriel Attal a promis de "ne jamais se tromper d'ennemi", assurant que ses adversaires "ne sont pas ceux avec qui nous avons gouverné jusqu'en 2024", faisant allusion à Édouard Philippe, son rival au sein du bloc central également dans la course à l'Élysée sous les couleurs du parti Horizons.
Le candidat de Renaissance s'est également engagé à ne "jamais" se livrer au jeu des "petites phrases, des attaques basses, des piques puériles".
Dans son discours, Gabriel Attal a également formulé "deux promesses" : "Redevenir la première puissance d'Europe en dix ans", et "nous élever ensemble, pour que chaque Français ait la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants, vivra mieux que la sienne". "C'est la force de ces deux engagements qui nous permettra de briser la tenaille entre les extrêmes", a-t-il assuré.
Si le programme complet attendra, le patron de Renaissance a évoqué ses "quatre chantiers capitaux" : école, travail, frontière, intelligence artificielle. Il a prôné "une école qui rétablit l'exigence de niveau", dans laquelle "le pas de vague, c'est fini". Il a promis de rétablir les mesures du "choc des savoirs" qu'il avait tenté d'établir comme ministre de l'Éducation et entend profiter de la baisse annoncée de la démographie pour une école primaire à "moins de 20 élèves par classe".
Sur le travail et les salaires, mots dont il "refuse" de laisser le "monopole" à la gauche, il entend prochainement présenter "une stratégie complète pour une hausse massive des salaires". Les "frontières", elles, ne seront pas l'apanage "de la droite", a-t-il dit, réitérant son ambition d'une "préférence travail" pour l'immigration, via un système de quotas, et mettant l'accent sur la dimension européenne.
Gabriel Attal veut également faire de la France "la première puissance d'Europe sur l'intelligence artificielle" et a promis de résorber "deux dettes, la dette publique et la dette climatique". "Résorber notre déficit en dix ans au plus tard" et "endiguer l'explosion des dépenses sociales". Il a de nouveau exposé sa réforme des retraites, sans âge légal de départ et avec "une part de capitalisation".
La France, a-t-il dit, devra aussi "baisser de moitié dans les dix ans à venir (ses) émissions de gaz à effet de serre". Pour cette première grande réunion publique, un certain nombre de figures de Renaissance manquaient à l'appel : Élisabeth Borne, la ministre Aurore Bergé, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Gabriel Attal a mentionné la présence de "80 parlementaires". Quatre ministres étaient également présents, ainsi que l'ancien patron de Beauvau Christophe Castaner.
Gabriel Attal inaugure une série de meetings : tour à tour, Jean-Luc Mélenchon (7 juin), Raphaël Glucksmann (13 juin), Bruno Retailleau (20 juin) et Édouard Philippe (5 juillet) réuniront leurs troupes, avant la décision de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants RN au parlement européen (7 juillet), qui décidera du sort de la candidature de Marine Le Pen... ou de Jordan Bardella.
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