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Déclaration d'Édouard Philippe : "Une accélération dans la continuité", dit Alain Duhamel

ÉDITO - Le Premier ministre a prononcé ce mercredi 12 juin son discours de politique générale. Alain Duhamel note deux inflexions, la première sur l'écologique et la seconde sur la fiscalité.

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Édouard Philippe : "Une accélération dans la continuité" estime Alain Duhamel Crédit Image : ALAIN JOCARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alain Duhamel édité par Marie Sasin

Que retenir du discours de politique générale d'Édouard Philippe ce mercredi 12 juin ? Une accélération dans la continuité, des inflexions mais pas de tournant. On dit beaucoup "acte II" du quinquennat mais en réalité c'est la troisième phase qui commence. Il y a eu une première phase la première année, avec des réformes à un rythme élevé. Travail, SNCF...

Il y a eu ensuite un net ralentissement avec l'affaire Benalla, les "gilets jaunes", le grand débat puis avec la campagne européenne. On entre là dans une troisième phase, qui est une phase d'accélération. Le programme de réformes est important : la réforme des retraites, de l'assurance-chômage, de la dépendance, de l'Éducation nationale, de la PMA et de la fiscalité. C'est significatif.

Il y a tout de même deux inflexions : la première est l'inflexion écologique, affirmée dès le début de l'intervention d'Édouard Philippe. Quand on regarde de près ce qu'il a dit, les moyens ne sont pas à la hauteur de l'ambition, en tous cas pour l'instant. La seconde inflexion est celle qui est plus précise et qui touche à la fiscalité. On détaille très précisément ce que les Français auront à payer en moins.

De vifs débats à venir

Parmi les réformes qui vont provoquer de vifs débats : la première est celle des retraites. Elle concerne tous les Français et elle est extrêmement ambitieuse. C'est une réforme de grande simplification : elle instaure un système universel donc plus de régimes spéciaux. Un point vaut la même chose pour chacun.  

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Ensuite il y a la PMA qui est porteuse de valeurs, de symboles. de principes. Il va y avoir des débats, pas forcément au Parlement mais dans le pays. Sur la fiscalité, tout le monde va dire bravo pour les baisses, mais où trouve-t-on l'argent ?

Quant aux institutions, on voit bien que le gouvernement ne croit pas à la bonne foi de Gérard Larcher et repousse la réforme après les élections sénatoriales en pensant qu'il sera renforcé d'ici-là.

Quels sont les enjeux de cette séquence ?

Nous avons un Premier ministre visiblement plus assuré. Ce n'est pas un collaborateur, comme était François Fillon. Il veut prendre un ton différent, comme Emmanuel Macron l'a demandé : moins arrogant, plus à l'écoute, avec plus de considération pour les Français. 

Édouard Philippe parle de "méthode différente", ce qui signifierait associer davantage les citoyens. C'est très souhaitable, c'est très facile à dire et très difficile à faire. 

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