2 min de lecture Eric Woerth

Covid-19 : "Le ‘quoi qu'il en coûte’ a coûté 86 milliards d'euros en 2020", selon Woerth

VU DANS LA PRESSE - Invité d'une émission politique dimanche 15 novembre, le député de l'Oise dénonce un plan de relance avec des dépenses non liées à la crise sanitaire.

Éric Woerth (Les Républicains), le 9 octobre 2018 à Paris.
Éric Woerth (Les Républicains), le 9 octobre 2018 à Paris. Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
Florine Boukhelifa et AFP

Éric Woerth, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, a appelé le gouvernement à définir des mesures de relance plus "ciblées". Le député a également fustigé les "alibis" à la dépense, alors que "quoi qu'il en coûte" pour faire face à l'épidémie de coronavirus "a coûté 86 milliards d'euros pour 2020", ce qui signifie que cette année, la France "aura emprunté 10% de (sa) richesse nationale."

Invité de France InterÉric Woerth a déploré "des dépenses qui n'ont rien à voir avec la crise" alors que l'on devrait, selon lui, "avoir des mesures ciblées, accepter d'aller très loin à un moment puis de reprendre ensuite les choses."
 
Pour le député de l'Oise, "les missions de relance sont aussi un énorme alibi pour aller dans le sens des défauts français, qui sont de toujours dépenser sans vraiment savoir comment on finance". Éric Woerth a ainsi ironisé sur la présence d'équipements de caméras piéton pour la police ou d'aides pour la création de haies. "Je conteste l'idée que ce soit de la relance", a-t-il fait valoir.

Woerth réclame plus de concertations avec l'opposition

La relance "doit permettre de garder de l'air dans le ballon, sachant qu'il n'y a pas de rebond s'il n'y a plus d'air", a encore métaphorisé le député. À deux jours du vote global du projet de budget 2021 par l'Assemblée nationale, Éric Woerth a aussi regretté que ne soient pas "pris en compte" plus d'amendements déposés par les parlementaires, en soulignant que les députés Les Républicains n'étaient "pas des fous furieux" et souhaitaient aider le pays.

"Le Premier ministre est dans sa tour d'ivoire", a-t-il assuré. "C'est une drôle d'idée de faire des comités de citoyens", comme la Convention citoyenne sur le climat, "mais de dire l'opposition, on s'en fout". "Associer l'opposition est une nécessité absolue dans un pays en crise", a encore relevé Éric Woerth.

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