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Coronavirus : Bruno Le Maire veut "éviter un naufrage" de l’économie

VU DANS LA PRESSE - Dans "Le JDD", le ministre de l'Économie indique que "sur huit jours, 20 milliards d'euros de prêts" garantis par l'État ont été "demandés par plus de 100.000 entreprises."

Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale le 19 mars 2020
Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale le 19 mars 2020 Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
et AFP

"Quoi qu'il en coûte". Dès ses premières prises de parole sur le coronavirus, Emmanuel Macron a donné le ton en assurant que les moyens financiers pour les entreprises seront déployés le temps de la crise. Trois semaines plus tard, c'est toujours dans cette logique qu'avance le gouvernement. 

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Bruno Le Maire assure une nouvelle fois que l'État sera présent pour éviter "un naufrage" de l'économie lié à la pandémie de Covid-19. "Je préfère que nous nous endettions aujourd'hui, en évitant un naufrage, plutôt que laisser détruire des pans entiers de notre économie", a-t-il déclaré

Selon le ministre de l'Économie, "sur huit jours, 20 milliards d'euros de prêts" garantis par l'État ont été "demandés par plus de 100.000 entreprises". Pour aider les entreprises à passer le choc du confinement, l'État a annoncé qu'il garantirait jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts bancaires, soit l'équivalent de 15% du produit intérieur brut (PIB) français.

Aucune des grandes entreprises qui font appel à l'État pour leur trésorerie ne devra verser de dividendes

Bruno Le Maire dans "Le Journal du Dimanche"
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En outre, 5 millions de salariés bénéficient du chômage partiel et "en trois jours, 450.000  petites entreprises ont sollicité le fonds de solidarité", a dit Bruno Le Maire, précisant que ces dispositifs "seront réabondés autant que nécessaire". Le fonds de solidarité mis en place par l'État prévoit 1.500 euros maximum d'indemnisation pour les petites entreprises ayant subi au moins 50% de baisse de chiffre d'affaires par rapport à mars et avril 2019, plus une aide de 2.000 euros accordée au cas par cas pour celles menacées de faillite.

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Interrogé sur la situation d'Air France, il a dit avoir transmis à Emmanuel Macron et Édouard Philippe "une liste d'une vingtaine d'entreprises stratégiques fragilisées et des solutions pour les aider : garanties de prêts, montée au capital, recapitalisation, et, en dernier ressort, nationalisation". Il a rappelé qu'"aucune des grandes entreprises qui font appel à l'État pour leur trésorerie ne devra verser de dividendes" et invité les autres grandes entreprises "à diminuer d'au moins un tiers le versement des dividendes en 2020".

Et il a aussi appelé les dirigeants à "faire un effort" en baissant leur salaire quand des salariés au chômage partiel ne touchent plus que 84 % de leur rémunération netteBruno Le Maire a précisé avoir écrit en ce sens à toutes les entreprises dans lesquelles l'État a une participation, et avoir reçu "des réponses positives des présidents d'Air France et de Safran.

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