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"Comment imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec ce boîtier à la cheville ?" : les réactions de la gauche à la condamnation en appel de Marine Le Pen

Si la condamnation de Marine Le Pen ne l'empêche pas techniquement de se présenter à la présidentielle de 2027, de nombreux dirigeants de la gauche estiment qu'une cheffe de parti condamnée ne devrait pas candidater à des élections.

Boris Vallaud, Marine Tondelier, Fabien Roussel et François Ruffin.

Crédit : Montage RTL

AFP - édité par Laurène Rocheteau

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Les dirigeants de gauche ne mâchent pas leurs mots après la condamnation en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des députés parlementaires ce mardi 7 juillet. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, à trois ans de prison, dont un ferme, qui devrait être réalisé sous bracelet électronique. Si sa condamnation ne l'empêche pas de se présenter comme candidate à l'élection présidentielle de 2027, Marine Le Pen avait elle-même déclaré qu'elle ne comptait pas faire campagne sous bracelet électronique, même si elle n'a pas encore confirmé ou non sa candidature.

Pour la gauche, une candidature de la cheffe du RN serait difficilement acceptable après cette condamnation. Marine Le Pen "est une délinquante, voilà la seule conclusion qu'on peut tirer de cette décision de justice (...) elle est coupable de détournement de fonds publics et le RN a été condamné pour détournement de fonds publics. (...) Elle est coupable et c'est une délinquante", a asséné le président du groupe PS à l'Assemblée, Boris Vallaud. 

"Quand on est candidat à la plus haute fonction présidentielle, on doit pouvoir se montrer exemplaire, ce qui n'est pas le cas", a pour sa part estimé le premier secrétaire du PS Olivier Faure. "Une telle condamnation, quel que soit l'aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français", a pointé le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel. 

Marine Le Pen "ne peut décemment pas se présenter" en 2027

La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, estime quant à elle que "les restrictions du bracelet électronique paraissent en effet peu compatibles avec une campagne présidentielle", et souligne qu'"on ne peut décemment pas se présenter à des élections après avoir été ainsi condamnée pour détournement de fonds publics" même s'il reste techniquement possible pour Marine Le Pen de candidater. 

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"Comment imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec ce boîtier à la cheville ? C'est le marqueur du degré de corruption de la nation", a déclaré le député François Ruffin. "Bienvenue dans la République des bracelets électroniques", a-t-il ironisé sur son compte X. 

Interrogé depuis la Syrie, Emmanuel Macron a refusé de s'exprimer sur la réduction de la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen. "Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger", a-t-il déclaré. 

La justice a ouvert la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés. Mais la dirigeante d'extrême-droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation. Or elle avait récemment conditionné une telle candidature à une liberté de mouvement totale, incompatible selon elle avec le port d'un bracelet. Marine Le Pen doit s'exprimer au journal de 20h de TF1 ce mardi pour faire part de sa décision. 

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