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Marine Tondelier, à Paris le 26 mars 2026
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
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Suivre un parcours PMA en Belgique : c'est le choix que font beaucoup de femmes françaises qui ne parviennent pas à faire d'enfant. C'est le cas notamment de Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle. En mars dernier, elle confiait au magazine Elle attendre un enfant conçu naturellement, après plusieurs années passées dans un parcours de PMA.
Dans le podcast Gamète de la radio ICI, présenté par la sage-femme Anna Roy, Marine Tondelier raconte l’épuisement psychologique causé par les échecs répétés d’implantation, au point de ne plus croire aux chances de réussite de ces embryons. "Vous avez envie que ça marche, vous n'arrivez pas vraiment à vous dire que ça va marcher", confie-t-elle.
Après des examens complémentaires restés sans résultat, son médecin lui indique que les échecs d’implantation s’expliquent, dans 80% des cas, par une mauvaise qualité des embryons. Un test, le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A), permet de détecter d’éventuelles anomalies chromosomiques sur les embryons, mais il n’est autorisé en France qu’en cas de risque de transmission d’une maladie génétique
Épuisée par les fausses couches et les échecs d'implantation, Marine Tondelier décide de se rendre en Belgique où ce test est autorisé, "pour en avoir le coeur net". Un choix que font d'autres françaises qui vivent près de la frontière belge ou espagnole.
Les médecins procèdent à un prélèvement de quelques cellules sur chaque embryon pour effectuer le test. Celui-ci révèle que deux embryons seulement, sur les cinq analysés, sont viables, les trois autres ne pouvant pas aboutir à une grossesse évolutive. Les deux embryons viables ont été conservés. Mais contre toute attente, Marine Tondelier est tombée enceinte cet hiver, avant même d’avoir recours à une implantation
Ce recours aux soins à l'étranger représente toutefois un coût important, entièrement supporté par les couples. Ce parcours en Belgique lui aura coûté aux alentours de 10.000 euros. "Ça pose beaucoup de questions éthiques liées non pas à l’acte en lui-même, mais au fait de qui peut se le permettre ou pas", analyse-t-elle.
L'utilisation de ce test fait toutefois l'objet d'une controverse médicale en France. Ses partisans estiment qu'il permettrait d'éviter certains transferts d'embryons non viables, de réduire les échecs d'implantation et les fausses couches chez des patientes. D'autres spécialistes rappellent en revanche que son efficacité sur les chances de naissance reste débattue et que la biopsie réalisée sur l'embryon peut, dans certains cas, l'endommager.
C’est pour ces raisons que le DPI-A reste interdit en France, contrairement à la Belgique et à l’Espagne, où il peut être proposé dans certaines situations. La question pourrait toutefois être examinée lors de la prochaine révision des lois de bioéthique, prévue au plus tard en 2028.
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