3 min de lecture Remaniement ministériel

Gouvernement Philippe II : ce qu'il faut retenir du premier conseil des ministres

Après le remaniement officialisé la veille, le deuxième gouvernement Philippe s'est réuni ce jeudi 22 juin à l'occasion de son premier conseil des ministres.

Le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe s'est réuni en conseil pour la première fois le 22 juin, au lendemain de sa composition
Le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe s'est réuni en conseil pour la première fois le 22 juin, au lendemain de sa composition Crédit : Christophe Petit-Tesson / POOL / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
Journaliste

Un "gouvernement de confirmation et d'ambition" a fait sa rentrée ce 22 juin à l'Élysée pour son premier conseil des ministres. C'est en tout cas ainsi que l'a présenté le président de la République Emmanuel Macron, d'après le compte-rendu du porte-parole de gouvernement, Christophe Castaner. Après les départs en cascade de membres du gouvernement - parmi lesquels le ministre de la Justice François Bayrou -, Emmanuel Macron "a évoqué les choix de certains", à l'instar de Richard Ferrand, l'ex-ministre de la Cohésion des territoires qui avait démissionné lundi 19 juin, "de briguer d'autres responsabilités". Il a "salué" le choix d'un homme "courageux", estimant que ce choix "lui ressemblait".

Évoquant par ailleurs les départs de François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, "qui ont fait le choix de quitter le gouvernement pour se défendre", Emmanuel Macron "a confirmé le fait que c'était leur choix". Il a réaffirmé son "soutien" et sa confiance" à ces anciens membres du gouvernement qui selon lui avaient "servi loyalement". "La vie politique est longue" et "peut être cruelle", a observé Emmanuel Macron, toujours cité par Christophe Castaner. 

Le porte-parole du gouvernement a profité de sa conférence de presse pour adresser un message aux commentateurs de la vie politique, les appelant à résister à la tentation de déstabilisation de l'exécutif en s'abstenant de traiter des affaires qui ne sont pas encore passées dans les mains de la justice.

Une abstention "trop importante" aux législatives

Quatre jours après le second tour des élections législatives qui ont été particulièrement favorables à son parti, La République En Marche, Emmanuel Macron a évoqué le "contexte politique particulier" qui alimente l'actualité. Le président de la République a vu dans le résultat de ce scrutin "une confirmation forte de la volonté de changement des Français" mais aussi leur "espoir" et leur "attente" à l'égard du nouveau gouvernement. "Au-delà de cette victoire, de cette majorité claire et nette à l'Assemblée nationale (de La République en marche), les Français ont voulu aussi insister sur des expressions de colère, de refus", l'abstention étant "trop importante", a jugé Emmanuel Macron.

Cette fois, une vraie "vocation à durer longtemps" ?

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À la table du conseil, le chef de l'État a abordé la question de l'attribution des rôles du Premier ministre et du président de la République, et la question du fonctionnement du gouvernement. Emmanuel Macron a souligné que cette nouvelle équipe avait "vocation à durer longtemps (...) et à contribuer à la réussite de ce quinquennat", comme l'a rapporté Christophe Castaner à l'issue du conseil. Emmanuel Macron avait déjà affirmé que le gouvernement avait "vocation à durer longtemps" lors de l'installation du premier gouvernement Philippe un mois plus tôt.

État d'urgence jusqu'au 1er novembre

Ce premier conseil des ministres a été l'occasion d'aborder les principaux points du projet de loi antiterroriste renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Les points concernés étaient le périmètre de protection, la fermeture temporaire des lieux de culte, l'assignation individuelle et les perquisitions administratives.

Ce projet de loi doit "concilier efficacité avec le respect des libertés publiques essentielles", porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Colomb. Ce texte a reçu le feu vert du Conseil d'État après avoir suscité une levée de boucliers des défenseurs des libertés publiques. Il est présenté par Beauvau comme la "solution" pour éviter "une prolongation perpétuelle de l'état d'urgence". Un projet de loi également présenté en conseil des ministres vise à proroger l'état d'urgence une sixième fois et dernière fois, jusqu'au 1er novembre.

Un séminaire gouvernemental se réunira par ailleurs vendredi 23 et samedi 23 juin, a également annoncé le chef de l'État lors du Conseil des ministres.

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